In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0

dimanche 17 avril 2011

Luigia Pansera - Solitude (2009)
Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés de Luigia Pansera, photographe et vidéaste italienne qui s'est spécialisée avec son époux Giuseppe Colonese dans le documentaire nuptial.
L.P. - Milk #3, Epilogue (2009)

Après des études en communication et au DAMS, elle cofonde avec lui la société Evergreen Films - voir ICI -, qui a pour objet de documenter de belles histoires d'amour aux quatre coins du monde.
Je connais peu son travail photographique mené en parallèle de son activité commerciale, mais je suis tombé sur ces deux images, au caractère assez conceptuel, qui m'ont suffisamment plu pour avoir envie de les partager ici.

TW1
ICI

samedi 16 avril 2011

Botticelli - Le printemps (détail)
(c.1480)
Une image et des mots. Un détail du chef-d'oeuvre de Sandro Botticelli et, pour aller avec, quelques lignes extraites de Système de l'idéalisme transcendantal (1800), du philosophe allemand Schelling, une oeuvre de jeunesse et néanmoins un ouvrage majeur de l'idéalisme allemand.

Ce que nous appelons nature est un poème qui repose caché, en une écriture secrète et merveilleuse ; mais si l'énigme pouvait se dévoiler, nous y reconnaîtrions l'Odyssée de l'esprit qui, merveilleusement trompé, se fuit lui-même en se cherchant : car au travers du monde sensible ne s'offre que le pays de l'imaginaire auquel nous aspirons, à travers une brume à moitié transparente, comme le sens au travers des mots.
FL2

ICI

dimanche 10 avril 2011

Fred Herzog - Curtains (1972)
Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres du photographe canadien d'origine allemande Fred Herzog (b.1930), pionnier discret de la photographie de rue en couleur. 
Piétons, boutiques  de seconde zone, néons et terrains à l'abandon : son regard sur la rue rappelle le travail d'un autre grand coloriste, Stephen Shore.

F.H. - Blue car, Strathcona (1967)
Fred Herzog a longtemps travaillé en marge de la reconnaissance institutionnelle. Il photographie Vancouver dès les années 1950, mais ses images restent peu diffusées pendant des décennies. Sa première grande exposition n’a lieu qu’en 2007 à la Vancouver Art Gallery, alors qu’il a déjà 76 ans. Il affirme que la photographie ne se réduit pas à l’instant capté, mais dépend aussi de ce que l’on apporte à ce que l’on regarde : « On ne voit bien que si l’on a dans l’esprit quelque chose à apporter à l’image. »
Lire, observer, discuter : Herzog insiste souvent sur cette part invisible du travail du photographe, faite de culture et d’attention au monde.

CR1
ICI

dimanche 3 avril 2011

J.M.W. Turner - Norham Castle, sunrise (c.1845)
Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres du peintre, graveur et aquarelliste anglais Joseph Mallord William Turner (1775-1851), surnommé de son vivant "le peintre de la lumière", immense figure du romantisme britannique et précurseur de la peinture moderne.
Ses marines et ses paysages, où la lumière semble dissoudre les formes, exerceront une profonde influence sur les impressionnistes, notamment Monet.

J.M.W. Turner - Snow storm (1842)


Formé à la Royal Academy of Arts de Londres, où il expose dès l’âge de 15 ans, Turner voyage très tôt en Italie, en France et en Suisse. Ses études des ciels changeants, des brumes et des reflets sur l’eau nourrissent une œuvre située à la frontière du réel et de la dissolution des formes.
The Sun is God, aurait-il dit sur son lit de mort.
En poussant toujours plus loin la place accordée aux sensations visuelles, il ouvre une voie nouvelle où la forme tend parfois à se dissoudre dans la lumière : "Ses tableaux n’ont pas de limites, ils sont d’une infinie profondeur", écrit Delacroix...
Henry James voyait dans chaque toile de Turner une bataille, un combat de la lumière contre l’obscurité, mené sur les champs du ciel.

NS2 ICI