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| FL2 |
In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
samedi 16 avril 2011
dimanche 10 avril 2011
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| Fred Herzog - Curtains (1972) |
Piétons, boutiques de seconde zone, néons et terrains à l'abandon : son regard sur la rue rappelle le travail d'un autre grand coloriste, Stephen Shore.
Fred Herzog a longtemps travaillé en marge de la reconnaissance institutionnelle. Il photographie Vancouver dès les années 1950, mais ses images restent peu diffusées pendant des décennies. Sa première grande exposition n’a lieu qu’en 2007 à la Vancouver Art Gallery, alors qu’il a déjà 76 ans. Il affirme que la photographie ne se réduit pas à l’instant capté, mais dépend aussi de ce que l’on apporte à ce que l’on regarde : « On ne voit bien que si l’on a dans l’esprit quelque chose à apporter à l’image. »
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| F.H. - Blue car, Strathcona (1967) |
Lire, observer, discuter : Herzog insiste souvent sur cette part invisible du travail du photographe, faite de culture et d’attention au monde.
dimanche 3 avril 2011
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| J.M.W. Turner - Norham Castle, sunrise (c.1845) |
Ses marines et ses paysages, où la lumière semble dissoudre les formes, exerceront une profonde influence sur les impressionnistes, notamment Monet.
Formé à la Royal Academy of Arts de Londres, où il expose dès l’âge de 15 ans, Turner voyage très tôt en Italie, en France et en Suisse. Ses études des ciels changeants, des brumes et des reflets sur l’eau nourrissent une œuvre située à la frontière du réel et de la dissolution des formes.
The Sun is God, aurait-il dit sur son lit de mort.
En poussant toujours plus loin la place accordée aux sensations visuelles, il ouvre une voie nouvelle où la forme tend parfois à se dissoudre dans la lumière : "Ses tableaux n’ont pas de limites, ils sont d’une infinie profondeur", écrit Delacroix...
Henry James voyait dans chaque toile de Turner une bataille, un combat de la lumière contre l’obscurité, mené sur les champs du ciel.
samedi 2 avril 2011
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| John Topham - Blitz (1940) |
Cette photo d'enfants qui veulent s'abriter des bombes a été prise pendant le Blitz à Londres en 1940 par John Topham.
Le poème est de Robert Louis Stevenson.
The Land of Counterpane
When I was sick and lay a-bed,
I had two pillows at my head,
And all my toys beside me lay,
To keep me happy all the day.
And sometimes for an hour or so
I watched my leaden soldiers go,
With different uniforms and drills,
Among the bed-clothes, through the hills;
And sometimes sent my ships in fleets
All up and down among the sheets;
Or brought my trees and houses out,
And planted cities all about.
I was the giant great and still
That sits upon the pillow-hill,
And sees before him, dale and plain,
The pleasant land of counterpane.
***
Le pays de l'édredon
Quand j’étais malade et alité
J’avais deux oreillers sous la tête
Et tous mes jouets auprès de moi
Pour être tout le jour heureux.
Parfois, pendant une heure ou deux
J’observais mes soldats de plomb,
En uniformes à la parade
Par les draps et les collines.
Parfois aussi j’envoyais mes navires
Sur la houle de mes draps,
Ou bien pour mes villes futures,
Je disposais des arbres et des maisons.
J’étais le grand géant tranquille
Qui de ses oreillers-promontoires
Voyait les plaines et les vallons
Du beau pays de l’édredon.
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