In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 19 septembre 2010

Paul Émile Chabas - Matinée de septembre (1912)
Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres du peintre et illustrateur Paul Émile Chabas (1869-1937), associé à l’académisme fin-de-siècle. Frère de Maurice et élève de Bouguereau à l'École des beaux-arts de Paris, il s’illustre d'abord dans la peinture de genre. Mais ce sont surtout ses nus féminins, baignés d’une lumière délicate et souvent placés dans des décors naturels, qui lui valent la célébrité.

P.E.Chabas - Femme au bord de la mer
(1890)


Son tableau le plus célèbre, Matinée de septembre (1912), ci-dessus, lui apporte une renommée internationale, mais provoque aussi un scandale aux États-Unis lors de sa présentation en mai 1913, son naturalisme étant alors jugé trop audacieux.
L'oeuvre est aujourd'hui conservée au Metropolitan de New York. Chabas disait y avoir mis tout ce qu'il savait de la peinture.
AH4

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samedi 18 septembre 2010

Tinto Brass - Monella (1998)
Une image et des mots. J'ignore quel anar cinéphile a malicieusement détourné cette image charmante d'Anna Ammirati, héroïne (Lola) du film de Tinto Brass, Monella (1998).
Pour aller avec, voici quelques mots extraits d'Anselme Bellegarrigue (1813-1869), fondateur en 1848, avec Bernard 'Ulysse' Pic de la Société des Libres Penseurs.

"Le démocrate n'est pas de ceux qui commandent. 
Car il est celui qui désobéitVous avez cru jusqu'à ce jour qu'il y avait des tyrans? Eh bien vous vous êtes trompés! Il n'y a que des esclaves. Là où nul n'obéit, nul ne commande."
MO2

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dimanche 12 septembre 2010

Hovsep Pushman - Narcissa
Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres du peintre américain d'origine arménienne Hovsep Pushman (1877-1966). Admis à onze ans à l’École impériale des beaux-arts d’Istanbul, il quitte en 1896 l’Empire ottoman avec sa famille pour émigrer aux États-Unis et s’installer à Chicago. Les massacres hamidiens, viennent alors de frapper les Arméniens ; le génocide n’est plus très loin.

H. P. - Nature morte
À Chicago, Pushman découvre l’art extrême-oriental et la culture chinoise avant de partir à Paris suivre l’enseignement de Jules Joseph Lefebvre à l’Académie Julian. Il revient aux États-Unis en 1914, au moment où éclate la Première Guerre mondiale, et s’installe en Californie où il participe quelques années plus tard à la fondation de la Laguna Beach Art Association. Après un dernier séjour parisien, il se fixe définitivement à New York en 1923.
Son œuvre, très marquée par le symbolisme et l’orientalisme fin-de-siècle, mêle influences européennes et extrême-orientales dans des compositions raffinées, baignées d’une lumière douce presque irréelle.

DG1
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dimanche 5 septembre 2010

L. Swank - Laundry and graffiti (1936)
Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres de Luke Swank (1890-1944), pionnier aujourd'hui un peu oublié de la photographie moderniste américaine.
Après des études dans un lycée agricole de Pennsylvanie, il travaille successivement comme éleveur, quincaillier auprès de son père, puis mécanicien automobile après avoir servi pendant la Première Guerre mondiale. C’est à cette époque qu’il commence à photographier. Ses premiers clichés des aciéries de Bethlehem sont exposés à New York dès 1932.
L.S. - Mill scene (1933)

Nommé en 1935 photographe officiel de l’université de Pittsburgh, Swank documente abondamment la vie urbaine et l’architecture rurale de Pennsylvanie avant de disparaître prématurément en 1944. Ses photographies montrent une Amérique ouvrière et provinciale, faite d’aciéries, de rues modestes, de commerces et de scènes de la vie quotidienne.
En 1934, le rédacteur en chef de Vanity Fair, Frank Crowninshield, écrivait :
Not only is Luke Swank interested in interpreting American life, but in revealing what is particular to American light and air. Therein, we believe, lies his artistry.”
Et le critique Bruce Lockwood ajoutait :
He has exalted the snapshot, which most photographers shun, into an art. Luke Swank is doing for photography what Gustave Flaubert did for the novel.”

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