In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
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dimanche 8 août 2010

René Groebli - London (1949)
Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres du suisse René Groebli (b.1927), connu pour son usage du flou, du grain et des contrastes dans la représentation du mouvement, mais aussi pour ses expérimentations en couleur avec le procédé dye-transfer cher à William Eggleston.
Il se fait connaître dès 1949 avec sa série Magie der Schiene (Magie du rail), qui le place parmi les jeunes photographes importants de l’après-guerre.
Après l’achat de son premier Leica, il séjourne plusieurs mois à Paris où il rencontre Brassaï et Robert Frank.

R.G. - London (1949)
En 1954, deux ans après avoir épousé Rita Dürmüller, il réalise sa très belle série Das Auge der Liebe (L’Œil de l’amour).
Il y documente leur séjour parisien dans un hôtel de Montparnasse à travers des images d’une sensualité discrète et profondément tendre. Certains critiques ont rapproché ce travail du Sentimental Journey du Japonais Nobuyoshi Araki, lui aussi consacré à son épouse.
Le parallèle me paraît pourtant un peu rapide : Araki me semble souvent dépourvu de cette pudeur et de cette justesse émotionnelle qui donnent aux photographies de Groebli leur délicatesse particulière.
À Zurich pourtant, où le Neue Zürcher Zeitung (NZZ) parle de pornographie, les photos font scandale. Le puritanisme calviniste coule en Suisse des jours heureux.
GL5
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samedi 7 août 2010

A. Wahlberg - Clair de lune à Fjällbacka (1868)
Une image et des mots. Un tableau du peintre suédois Alfred Wahlberg (1834-1906), sur qui je reviendrai.
Ce paysage me fait penser à un poème de Tennyson, Ulysse, écrit en 1833 et dont voici un extrait  :

Venez mes amis
Il n'est pas trop tard pour partir en quête
D'un monde nouveau
Car j'ai toujours le propos
De voguer au-delà du soleil couchant
Et si nous avons perdu cette force
Qui autrefois remuait la terre et le ciel
Ce que nous sommes, nous le sommes ;
Des coeurs héroïques et d'une même trempe
Affaiblis par le temps et le destin
Mais forts par la volonté
De chercher, lutter, trouver, et ne rien céder.
JB2

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dimanche 1 août 2010

Chris Killip - Seacoal Beach (1982)
Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés du photographe anglais Chris Killip (b.1946), figure majeure de la photographie documentaire et témoin incisif des bouleversements sociaux dans l’Angleterre post-industrielle.

C.K. - Seacoal Beach (1982)
Pendant près de vingt ans, il s’immerge dans les communautés ouvrières du nord et du nord-est du pays pour documenter la désindustrialisation brutale de l’Angleterre et ses conséquences humaines. Mineurs, pêcheurs, punks, familles vivant dans des cités délabrées : c’est tout un monde fragilisé par les politiques économiques des années 1970 et 1980 que Killip donne à voir.
Ici, les pêcheurs de charbon de Lynemouth, dans le Northumberland, ramassent sur la plage les débris de charbon rejetés dans la mer par les mines alentour. Ses photographies en noir et blanc, d’une grande rigueur de composition, montrent ces existences avec une dignité rare, sans misérabilisme ni effet spectaculaire.
Son livre In Flagrante (1988), aujourd’hui culte, demeure un document poignant sur les fractures sociales de cette époque. I wanted to record people's lives because I valued them.
ML2

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Peter Turnley - New York (2013) Une image et des mots. Un cliché du photographe américain Peter Turnley, et quelques vers d'Emma Lazaru...