In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 27 décembre 2009

A. Neuman - Train de nuit

La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre polonais Abraham Neuman (1873-1942).
Né à Sierpc, il étudie la peinture à Varsovie puis à l’Académie des beaux-arts de Cracovie avant de séjourner à Paris, où il suit les cours de l’Académie Julian.
Il appartient à cette génération d’artistes juifs polonais qui mêlent les influences européennes de la fin du XIXᵉ siècle à une attention nouvelle portée à la vie juive traditionnelle : ses lieux, ses gestes, ses visages.
Grand voyageur, il parcourt l’Europe puis découvre la Palestine dès 1904, à une époque où peu de peintres juifs polonais s’y rendent. Il est parmi les premiers à en proposer une représentation réaliste, loin des visions exotiques de l’orientalisme alors dominant.
J’aime beaucoup chez lui ces couleurs claires et ces lumières sèches, parfois presque blanches, qui donnent aux choses une présence paisible et une grande simplicité.
A.N. - Village sous la neige

Membre de l’Union des artistes polonais et de l’Association des peintres juifs de Cracovie, ami de Leon Wyczółkowski, Abraham Neuman est assassiné en 1942 dans le ghetto de Cracovie, avec le poète Mordechaj Gebirtig et d’autres personnes âgées, alors qu’ils étaient conduits vers un convoi à destination du camp d’extermination de Bełżec.
Son œuvre, encore assez méconnue hors de Pologne, demeure aujourd’hui l'un des témoignages sensibles d’un monde disparu : celui des communautés juives d’Europe centrale avant la Shoah.

BC1

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dimanche 20 décembre 2009

Brassaï - Colonne Morris (1932)
La veillée du dimanche. Deux clichés du photographe hongrois Gyula Halász (1899-1984), l’une des figures les plus marquantes de la photographie du XXᵉ siècle, naturalisé français sous le nom de Brassaï.
Arrivé à Paris en 1924, il devient l’un des grands témoins de la capitale, notamment à travers ses images de la ville nocturne. 

Brassaï - Paris (1930s)
« J'étais à la recherche de la poésie du brouillard qui transforme les choses, de la poésie de la nuit qui transforme la ville, de la poésie du temps qui transforme les êtres.»

Il y apprend le français en lisant Proust, tandis qu’il découvre peu à peu le milieu artistique parisien des années 1920. Il se lie d’amitié avec Jacques Prévert, Léon-Paul Fargue, puis l’Américain Henry Miller, arrivé de New York au début des années 30, qui dira de Brassaï qu’il est « l’œil de Paris ».

AH3
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samedi 19 décembre 2009

A. Kiefer - Les ordres de la nuit (1996)
Une image et des mots. L'image est un tableau d'Anselm Kiefer, et les mots pour l'accompagner sont quelques vers de Paul Celan (dont la poésie a obsédé Kiefer une grande partie de sa vie et à qui ce dernier a d'ailleurs dédié un tableau), extraits de son poème Die Niemandrose (La rose de personne, 1963).


Il y avait de la terre en eux, et
ils creusaient des tombes.

Ils creusaient et creusaient des tombes, leur jour s'en allait ainsi, leur nuit.
Et ils ne louaient pas Dieu
qui, ainsi l'entendaient-ils, avait voulu tout cela,
qui, ainsi l'entendaient-ils, avait su tout cela.
JC1

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C.C. - All on a summer's day (1888) La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre anglais Charles Conder (1868-1909), qui fut, avec To...