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| EW1 |
In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
dimanche 29 novembre 2009
dimanche 22 novembre 2009
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| M. Campeau - Sans titre n° 0154 |
Le collectif défend alors une photographie attentive au quotidien, aux milieux populaires et aux gestes ordinaires, loin de toute idéalisation.
À partir des années 2000, Campeau entreprend un vaste travail consacré à la disparition du laboratoire argentique traditionnel. Chambres noires abandonnées, agrandisseurs, bacs, outils devenus inutiles : il photographie tout un univers technique en train de s’effacer.
Ces deux images, issues de la série Chambres noires, tiennent à la fois du document et de l’inventaire mélancolique. Elles montrent moins des lieux désertés que les traces matérielles d’une manière de voir et de fabriquer les images aujourd’hui presque disparue.
samedi 21 novembre 2009
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| Käthe Kollwitz - Les survivants (1923) |
Plus l’horreur est abyssale, plus les mots semblent dérisoires face à l’ampleur de ce qu’ils tentent d'exprimer, la douleur humaine et la lutte pour la survie en temps de guerre. Il faudrait une profusion infinie de paroles pour espérer en rendre compte, même si aucune ne saurait véritablement l’épuiser. Alors, face à l’indicible, c'est peut-être la sobriété qui s’impose comme la forme d’expression la plus juste.
La phrase d’Etty Hillesum, à la fois simple et bouleversante, ne cherche pas à tout dire, mais à toucher l’essentiel : un élan de compassion, fragile et immense, face à l’irréparable : "on voudrait être un baume versé sur tant de plaies". Il s'agit de la dernière ligne de Une vie bouleversée, le journal d'Etty Hillesum, gazée à Auschwitz le 30 novembre 1943.
Un chapitre lui est consacré dans le livre de Michel Terestchenko, Un si fragile vernis d'humanité.
dimanche 15 novembre 2009
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| Arman - Home sweet home (1960) |
J’ai souvent quelques réserves devant l’art conceptuel, ou plus largement devant certaines formes d’art contemporain, tant elles compliquent la vieille question : qu’est-ce qu’une œuvre d’art ?.
Si l’on compare, par exemple, la production de Piero Manzoni à celle de ses illustres compatriotes de la Renaissance, on ne peut que s'émerveiller de l'extraordinaire élasticité du mot ‘artiste’.
Si l'on répond à cette question en disant que l'art, c'est ce qui rend la vie plus belle que l'art, alors l’art conceptuel pousse peut-être cette idée jusqu’à l’absurde : non pas parce qu'il sublime ou magnifie la vie, mais parce que ce qu'il propose est parfois si laid et absurde que, par contraste, même la vie dans ce qu'elle a de plus grotesque pourrait sembler plus belle.
Cela dit, ces deux compositions d’Arman me plaisent assez pour figurer ici. À moins que je ne bluffe et que leur publication ne soit pour moi qu'un prétexte bien commode pour exprimer, mine de rien, ce que je pense de certains courants de la création contemporaine ?
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