In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0

samedi 14 mars 2009

AB1
L'éternel mystère de la poésie et des émotions qu'elle suscite : ICI

Bashung en 2003
(ph. Richard Bellia)

dimanche 8 mars 2009


John Topham - Simone Segouin (1944)
Le vide-grenier du dimanche. En cette Journée internationale des femmes, voici les portraits de deux jeunes françaises, deux clichés pris par deux photographes différents sur qui sans doute je reviendrai. 
D’abord Simone Segouin, résistante, photographiée par John Topham lors de la Libération de Paris, le 19 août 1944 ; elle a dix-huit ans.
J.G. - Marina Ginesta (1936)

Puis Marina Ginestà, combattante antifasciste, photographiée en 1936 par Juan Guzmán sur le toit de l’hôtel Colón, à Barcelone, pendant la guerre d’Espagne ; elle a dix-sept ans.
Merci à ces deux jeunes femmes dont l’exemple traverse le temps. « Chaque homme devient meilleur quand il est capable d’admirer sincèrement ce qui est bien », écrivait Stefan Zweig. Il y a dans ces deux visages quelque chose qui force le respect : une jeunesse à laquelle l’Histoire a demandé très tôt davantage que du courage.
TR1

ICI

samedi 7 mars 2009

Aristide Caillaud - Le paysan (1970)
Une image et des mots. L'image, c'est un tableau naïf du berger devenu peintre Aristide Caillaud, un bel exemple de sa "peinture heureuse", selon les mots de Jean Follain.
Pour l'accompagner, j'ai pensé à ce passage du petit livre d'Émile Guillaumin, La vie d'un simple (1943).

Mais j'étais loin de prendre au pied de la lettre toutes les histoires de curés - leurs théories sur le paradis et l'enfer, comme sur la confession et les jours maigres, je prenais ça pour des contes. Le vrai devoir de chacun me semble tenir dans cette ligne de conduite toute simple : bien travailler, se comporter honnêtement, ne chagriner personne, s'efforcer de rendre service quand on le peut, en particulier à ceux qui sont dans la misère et dans la peine...
En s'y conformant à peu près je ne puis croire qu'on ait quelque chose à craindre ni là, ni ailleurs...
SB1

ICI

dimanche 1 mars 2009

A. Shay - Be kind now (1950)

Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés du photographe américain Art Shay (1922-2018), profondément lié au Chicago du XXᵉ siècle. Né dans le Bronx, ancien navigateur pendant la Seconde Guerre mondiale, il s’installe après le conflit à Chicago où il mène une longue carrière de photojournaliste indépendant, collaborant notamment avec Life, Time ou Sports Illustrated.

A.S. - Sunday AM, Madison St.
(1950)
C’est là qu’il rencontre en 1949 l’écrivain Nelson Algren, avec qui il noue une amitié décisive. Ensemble, ils parcourent les quartiers populaires, les bars, les terrains vagues et les abords d’usines d’un Chicago loin des images de carte postale.
De cette complicité naîtront plusieurs collaborations, dont Nelson Algren’s Chicago et les photographies qui accompagnent Chicago: City on the Make
Shay photographie la ville comme Algren l’écrit : sans pittoresque ni misérabilisme, avec une attention constante aux visages, aux gestes ordinaires, à ceux qui vivent en marge.
Il photographiera aussi Simone de Beauvoir lors de ses séjours à Chicago auprès d’Algren, notamment dans un nu à la fois libre et pudique, devenu célèbre par sa simplicité presque désarmante.
Art Shay se voyait moins comme un photographe du spectaculaire que comme un témoin attentif de la vie urbaine. « Mon appareil ne juge pas, il se souvient. »

TI3

ICI

NS2 ICI