In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
Affichage des articles dont le libellé est madison street. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est madison street. Afficher tous les articles

dimanche 1 mars 2009

A. Shay - Be kind now (1950)

Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés du photographe américain Art Shay (1922-2018), profondément lié au Chicago du XXᵉ siècle. Né dans le Bronx, ancien navigateur pendant la Seconde Guerre mondiale, il s’installe après le conflit à Chicago où il mène une longue carrière de photojournaliste indépendant, collaborant notamment avec Life, Time ou Sports Illustrated.

A.S. - Sunday AM, Madison St.
(1950)
C’est là qu’il rencontre en 1949 l’écrivain Nelson Algren, avec qui il noue une amitié décisive. Ensemble, ils parcourent les quartiers populaires, les bars, les terrains vagues et les abords d’usines d’un Chicago loin des images de carte postale.
De cette complicité naîtront plusieurs collaborations, dont Nelson Algren’s Chicago et les photographies qui accompagnent Chicago: City on the Make
Shay photographie la ville comme Algren l’écrit : sans pittoresque ni misérabilisme, avec une attention constante aux visages, aux gestes ordinaires, à ceux qui vivent en marge.
Il photographiera aussi Simone de Beauvoir lors de ses séjours à Chicago auprès d’Algren, notamment dans un nu à la fois libre et pudique, devenu célèbre par sa simplicité presque désarmante.
Art Shay se voyait moins comme un photographe du spectaculaire que comme un témoin attentif de la vie urbaine. « Mon appareil ne juge pas, il se souvient. »

NS2 ICI