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| Niels Strøbek - Citron (1972) |
La veillée du dimanche. Deux œuvres du Danois Niels Strøbek (b.1944), , formé sous la direction d’Egill Jacobsen à l’Académie royale des beaux-arts du Danemark entre 1962 et 1967. Il est considéré comme l’un des principaux représentants du mouvement superréaliste danois.
Le mouvement, qui s’impose au Danemark au début des années 1970 sous l’influence du photoréalisme américain, n’est pourtant pas à l’origine de son réalisme : Strøbek peint de manière réaliste dès le milieu des années 1960, en s’inspirant davantage de la tradition européenne – Renaissance italienne, Baroque espagnol, âge d’or danois – que de la photographie.
Ce qui m’a attiré dans Citron, c’est le travail sur la couleur, la façon dont le tableau est construit autour de tant de nuances de jaune et de bleu.
On n’est pas ici dans l’hyperréalisme, ni dans la recherche d’une précision extrême comme celle que l’on trouve dans certaines natures mortes espagnoles ou néerlandaises. En fait, ce qui me retient devant un tableau, ou ce qui me fait l’aimer, c’est simplement le plaisir de le regarder.
Chaumes à Amager, c’est autre chose. Le champ de chaume occupe le quart inférieur du tableau, jusqu’à la ligne d’horizon marquée par une ligne d’arbres. Tout le reste, si l’on oublie les deux maisons dans leur bosquet, placées à droite pour dégager la vue, c’est le ciel : gris, lourd, chargé de nuages gris eux aussi… Les paysages de cette île danoise, Strøbek les a peints plusieurs fois, et dans Amager Fælled (1984), il pousse encore plus loin ce parti pris : le ciel y occupe presque tout le tableau, la terre n’étant plus qu’une étroite bande au bas de l’image. Strøbek peint autant des atmosphères – celles du dehors et celles du dedans – que des paysages.

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