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| J.W. Godward - Lycinna (1918) |
Le vide-grenier du dimanche.
Deux oeuvres du peintre anglais John William Godward (1861-1922), figure du néo-classicisme tardif, souvent rapproché des préraphaélites par son goût du détail et de la beauté idéale.
Formé à la Royal Academy of Arts de Londres, Godward consacre presque toute son oeuvre à des scènes inspirées de l’Antiquité gréco-romaine. Marbres, étoffes, chevelures, lumière : tout est peint avec un soin extrême, dans une recherche presque obsessionnelle de beauté et d'harmonie.
Mais chaque époque a ses artistes maudits et le 19e siècle ne fait pas exception. Au moment même où Godward atteint sa maturité, les goûts changent et le néoclassissisme est en train de passer de mode ; les faveurs nouvelles vont aux courants modernistes. Les feux sont braqués sur les dadaïstes, sur Picasso et sur Matisse, et les critiques se moquent de ses "Victoriennes en toge".
The world is not big enough for me and a Picasso, écrit-il dans la lettre laissée avant son suicide.
Sa famille, qui le dépréciait tout autant, détruisit après sa mort tous ses papiers, documents, et photographies ; il ne reste aujourd'hui de John William Godward presque aucun portrait.

