In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 1 juin 2025

Sebastião Salgado - Amazonas

La veillée du dimanche. Deux clichés de Sebastião Salgado (1944–2025), qui vient de nous quitter.
Trois publications lui avaient déjà été consacrées sur ce blog (en juin 2009, août 2013 et juillet 2016), mais je ne pouvais pas ne pas lui consacrer une nouvelle chronique.
Salgado, qui aimait à dire que « chaque image est le fruit d’une rencontre, d’un respect », est un photographe important pour moi. Pour la beauté de ses images, bien sûr. Pour l’humanité qui traverse son œuvre, aussi. Mais surtout parce qu’il a consacré une part essentielle de son travail à une région qui m’est chère : celle que je montre ici.
S.S. - Amazonas, palo de agua

D’abord formé à l’économie, à l’université de São Paulo puis à la Sorbonne, il se tourne vers la photographie au début des années 1970. Il commence comme photojournaliste chez Sygma, Gamma, puis Magnum, avant de développer de grands projets documentaires qui imposent une écriture immédiatement reconnaissable : noir et blanc profond, compositions rigoureuses, lumière presque sculpturale. Cette beauté même a parfois été critiquée, certains lui reprochant d’esthétiser des réalités difficiles. Salgado, lui, revendiquait une photographie engagée, tournée vers la dignité des êtres qu’il photographiait.
Avec Workers (1993), Exodes (2000), puis Genesis (2013), il a construit une œuvre devenue essentielle dans la photographie documentaire contemporaine. C’est d’ailleurs par ce dernier ouvrage que je me suis, tardivement, véritablement intéressé à son travail, grâce au magnifique livre qui m’avait été offert lors de sa publication.

C.C. - All on a summer's day (1888) La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre anglais Charles Conder (1868-1909), qui fut, avec To...