| R. Capa - Barcelone (1936) |
La veillée du dimanche. Deux clichés du photoreporter hongrois Endre Ernö Friedmann (1913-1954), figure majeure du photojournalisme de guerre, dont le travail s’est confondu avec la construction même du mythe de Robert Capa. Formé à la photographie à Berlin, il quitte l’Allemagne face à la montée du nazisme et s’installe à Paris, où il rencontre Gerda Taro. C’est avec elle qu’il adopte le pseudonyme de Robert Capa, sous lequel il connaîtra rapidement la reconnaissance internationale. Il devient alors l’un des photographes les plus proches des conflits de son temps.
« Si ta photo n’est pas bonne, c’est que tu n’étais pas assez près. »
Capa est l’un des fondateurs de l’agence Magnum et l’auteur de certaines images devenues emblématiques, parfois controversées, de la guerre d’Espagne, notamment celle du milicien anarchiste Federico Borrell García frappé par une balle franquiste.
Pour cette publication, je lui ai préféré un portrait d’enfant pris durant la guerre civile espagnole, et une scène saisie au lendemain du Débarquement, où des pêcheurs français, l'un d'eux mains aux poches et clope au bec, se tiennent devant les corps de soldats américains échoués sur la plage. Deux images moins iconiques, peut-être, mais qui disent autrement la proximité de Capa avec la guerre, et la fragilité de ceux qui la traversent.