In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 1 juin 2014

Paul Guigou - La lavandière (1860)
La veillée du dimanche. Deux œuvres de Paul Guigou (1834-1871). Issu d’une famille modeste, il se forme aux Beaux-Arts de Marseille, alors dirigés par Émile Loubon, peintre proche de l’école de Barbizon, qui encourage ses élèves à travailler sur le motif.  En 1855, Guigou monte à Paris. Il y découvre les maîtres de la tradition classique et s’imprègne des grands paysages de Corot. Influencé par Courbet, plus tard par Bazille, par Sisley et par Monet, il peint une Provence paisible et lumineuse mais aussi âpre et minérale, où l'on devine la chaleur accablante et chargée de poussière....

Paul Guigou
Lavandières sur les bords de la Durance
(1866)
À rebours des visions folklorisantes du Sud, Guigou privilégie une approche rigoureuse et naturaliste, attentive aux formes du paysage et à sa topographie. Ses scènes, dépouillées, captent la lumière et l’austère beauté des Alpilles, du Luberon ou des bords de la Durance, où s’affairent les lavandières.
Sa Lavandière, il la peint à l’âge de vingt-six ans. Il nous la montre de dos, légèrement en plongée. On ne voit ni le ciel ni le soleil, mais on en voit la chaleur qui pèse sur son dos.

FM1 ICI