| L. Harris - Little house (1966) |
Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres du peintre canadien Lawren Harris (1885-1970), cofondateur avec James MacDonald, qu'il rencontre en 1911, du Groupe des Sept déjà évoqué en mars et avril 2010.
Ensemble, ils ont contribué à définir une véritable identité picturale canadienne, célébrant la grandeur sauvage du Nord. À partir de 1933, ce groupe va se diluer dans le Canadian Group of Painters, dont Lawren Harris sera un des membres les plus éminents.
| L.H. - Lake and mountains (1928) |
Entre 1904 et 1907, Harris séjourne à Berlin, où il découvre la théosophie, courant mystique et spiritualiste apparu à la fin du XIXᵉ siècle, qui va profondément marquer sa vision de l’art.
Et c'est dans l'épure à la fois vigoureuse et austère de ses paysages du Nord canadien que Harris exprimera sa vision profondément spirituelle : montagnes aux lignes pures, lacs immobiles, ciels métaphysiques – autant de visions d’un monde transfiguré par la lumière.
Pour lui, le Nord canadien n’était pas seulement un territoire géographique, mais un lieu d’élévation intérieure, une source de régénération spirituelle : « Il semble que le toit du continent soit la source d'un courant spirituel qui ne cessera de déverser sa clarté sur la race des hommes d'Amérique. »
Sa toile Mountain Forms, qui témoigne pleinement de cette vision d’une nature puissante et harmonieuse, a été adjugée plus de 11 millions de dollars en 2016 ; elle demeure à ce jour l’œuvre canadienne la plus chère jamais vendue.