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| Q. Metsys - Le prêteur et sa femme (1514) |
Le vide grenier du dimanche. Deux oeuvres du
primitif flamand Quentin Metsys (1466-1530).
Le Prêteur et sa femme (1514), conservé au Louvre, est l’un de ses tableaux les plus célèbres. Metsys y met sa virtuosité au service de la morale autant que de l’observation minutieuse du réel : les pièces d’or qui détournent l’épouse de son missel constituent à cet égard un symbole assez explicite – à moins que son regard ne soit désapprobateur, ce qui revient finalement au même quant aux intentions moralisatrices de l’œuvre.
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Le prêteur et sa femme (détail) |
Un détail m’a toujours intrigué dans ce tableau. Tout indique qu’il fait jour : la fenêtre située hors champ, à droite du prêteur, se reflète dans le miroir posé devant lui (détail ci-contre) ; on en distingue même les petits vitraux. On retrouve aussi cette lumière dans la carafe placée sur l’étagère.
Alors, qu'est-ce que ce carré noir que l'on aperçoit par la porte entre-baillée, derrière les deux personnages qui discutent dans la pièce voisine, et qui ressemble à une fenêtre ouverte sur la nuit ? Une allégorie de plus dans un tableau qui en regorge ? Ou bien cette porte donne-t-elle sur la rue, la fenêtre obscure appartenant alors à une autre maison ? Ma langue au chat...
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Q.M. - L'affreuse duchesse (1513) |
Quant à la seconde œuvre, je la mentionne surtout parce que plusieurs hypothèses circulent encore sur l’identité du modèle. Et aussi parce que c’est ce visage qui inspira à John Tenniel la duchesse d’
Alice au pays des merveilles – et non la Reine de Cœur, comme l’affirme pourtant le beau livre publié par la National Gallery de Londres, où le tableau est conservé.