In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
Affichage des articles dont le libellé est hartem beauty. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est hartem beauty. Afficher tous les articles

dimanche 22 janvier 2017

L. Essaydi - Outdoor gossip (2008)
Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres de l'artiste marocaine Lalla Essaydi (b.1956), à la frontière de la photographie et de la peinture. Formée à l'École des Beaux-Arts de Paris, puis aux États-Unis, où elle vit aujourd'hui une partie de l'année, elle interroge depuis plusieurs décennies les représentations occidentales de la femme arabe.
Dans sa série Femmes du Maroc (2005-2008), elle reprend délibérément les codes de la peinture orientaliste du XIXᵉ siècle, évoquant les compositions de Eugène Delacroix, Jean-Léon Gérôme ou Jean-Auguste-Dominique Ingres.
L.E. - Harem beauty (2008)

Les corps, les vêtements et les murs sont entièrement recouverts de calligraphie arabe.
Peu importe que certains mots soient devenus illisibles : le texte n'est pas là pour être lu, mais pour occuper un espace dont les femmes furent longtemps exclues. Lalla Essaydi n'écrit d'ailleurs pas à l'encre, mais au henné, geste éminemment féminin dans la tradition marocaine, qu'elle associe à un art longtemps considéré comme masculin.
« I wanted a feminine visual language and use it with calligraphy that is considered "male art", because "male art" is considered "high art". I needed something typically feminine that we relate to so strongly in this culture and then fuse it together with "male art". »

Peter Turnley - New York (2013) Une image et des mots. Un cliché du photographe américain Peter Turnley, et quelques vers d'Emma Lazaru...