In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
Affichage des articles dont le libellé est divisionnisme. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est divisionnisme. Afficher tous les articles

dimanche 2 septembre 2018

Giuseppe Pellizza - Le soleil (1904)
La veillée du dimanche. Deux œuvres de l'italien Giuseppe Pellizza da Volpedo (1868-1907).
Né à Volpedo, dans le Piémont, il reçoit une formation académique rigoureuse à l’Académie de Brera, à Milan, puis à Rome, Florence et Bergame, avant de revenir s’installer dans son village natal. Très tôt, il s’intéresse aux recherches sur la lumière et adopte la technique divisionniste, proche du pointillisme français – comme l’illustre le tableau ci-contre, ou encore Le Panier au soleil (1894), que j’aime tout particulièrement.

G.P. - Le Quart-État (1901)
Peu à peu, son regard se tourne vers les questions sociales, et c’est ainsi qu’il conçoit son œuvre la plus célèbre : la monumentale marche d’ouvriers en grève intitulée Il Quarto Stato (Le Quatrième État, également appelée Les Ambassadeurs de la faim dans l’une de ses études préparatoires. Devenue une icône du mouvement ouvrier, cette toile témoigne de son double engagement, esthétique et politique.
Au moment de conclure cette chronique je pense à un autre tableau de Pellizza dont j'aime beaucoup l'atmosphère et la composition, et qui est antérieur à ceux-ci : Le miroir de la vie.
On y voit une procession de brebis sur un chemin qui traverse une prairie inondée...
Son sous-titre – « …et ce que fait la première, les autres le font » – est une phrase tirée du Purgatoire de Dante, qui évoque les âmes en marche vers le Paradis. Peut-être fera-t-il un jour l’objet d’une autre chronique.
 © Veilleur de Nuit – 2018

FM1 ICI