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| Z. S. - Autoportrait au foulard (1911) |
Serebriakova revient toujours à ce qui lui est proche : sa famille, la vie domestique, les gestes simples, la campagne russe. On retrouve dans son travail des affinités avec la Renaissance italienne et avec certains impressionnistes français, mais elle reste en marge des écoles, fidèle à un regard tranquille, attentif, tourné vers des figures familières.
Comme j’aime beaucoup son travail, le choix des deux tableaux n’a pas été simple. Parmi plusieurs autoportraits – dont celui à la table de toilette, étonnamment moderne – j’ai retenu celui-ci :
il pourrait être le portrait d’une jeune femme bohème d’aujourd’hui, tant l’attitude semble libre et naturelle.
Pour le second, j’ai hésité avec sa Terrasse à Collioure – peut-être aussi un autoportrait, si l’on en croit le carton à dessins posé tout près – mais ce sera finalement ce panier de sardines, que j’aime pour sa simplicité et sa fraîcheur presque domestique.

