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| Ebrahim Noroozi - Kaboul (2022) |
La veillée du dimanche. En cette Journée internationale des droits des femmes, deux clichés du photographe et photojournaliste iranien Ebrahim Noroozi (b.1980). Né à Téhéran, il travaille depuis plusieurs années sur les zones de crise – en particulier au Moyen-Orient et en Afghanistan – où il documente les conséquences concrètes des conflits et des bouleversements politiques. Son regard se porte souvent sur ceux qui vivent ces situations au quotidien : réfugiés, civils déplacés, familles confrontées à la guerre ou à la précarité.
Ces deux images appartiennent à sa série Afghanistan’s girl athletes. Elles montrent de jeunes Afghanes qui pratiquaient le sport avant que le retour des talibans au pouvoir, en août 2021, ne réduise progressivement leurs libertés.
L’interdiction du sport n’est qu’un aspect d’une politique qui a également exclu les filles de l’enseignement secondaire et des universités, limité fortement l’accès des femmes au travail et restreint leur présence dans l’espace public.
Je ne connais de lui aucune image spectaculaire. Ses photographies restent au plus près des personnes qu’il rencontre ; elles laissent apparaître, derrière les interdictions et les chiffres, des vies concrètes, des visages, des gestes et des aspirations que le pouvoir tente d’effacer.

