In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0

samedi 22 juin 2019

H.R. - Garden of Eden (1901)
Une image et des mots. Il y a des tableaux qu'on aime pour leur sujet, ou bien pour leur composition, ou encore pour l'univers dans lequel ils nous invitent... De celui-ci, "Garden of Eden" (1901) de l'anglais Hugh Goldwin Riviere (1869-1956), j'aime tout : le sujet, la composition, les nuances, les attitudes des personnages, les beaux sentiments qu'ils expriment, et l'histoire – celle qu'il raconte, mais aussi celle de sa réalisation.
Le jeune couple que Rivière représente sous la pluie dans les jardins de Kensington est réellement amoureux : Beatrice Langdon-Davies, sa belle-sœur, est alors fiancée à Percy Silley, un jeune architecte. Ils posent ensemble pour le tableau, étroitement chaperonnés, et se marient peu après son achèvement. Pour eux, la grisaille, le froid et la pluie du jardin semblent ne plus exister : ils sont seuls au monde, et leur petit coin de Kensington devient leur jardin d’Éden.
Je pense à ces trois vers de William Wordsworth...

Serene will be our days and bright,
and happy will our nature be,
when love is an unerring light...

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

BE2 ICI