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| Emeric Feher - Les chaises, Paris (1934) |
Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés du photographe français Émeric Feher (1904-1966), d'origine hongroise, comme ses contemporains Brassaï ou André Kertész. Arrivé en France dans les années 1920, il travaille d'abord comme ouvrier-tourneur chez Peugeot puis chez Citroën. En 1930, il entre comme électricien au studio typographique Deberny et Peignot, où il rencontre Maurice Tabard puis Maurice Cloche qui l'encouragent et l'initient à la photographie.
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| E.F. - Solitude, Paris (1934) |
Mais c'est surtout à partir de 1933, quand il rejoint le studio de René Zuber qu'il va vraiment s'investir dans une démarche personnelle, en s'attachant à documenter le simple quotidien de son pays d'adoption et des hommes qui y vivent et travaillent.
Feher est un photographe de la rue, de l’ombre et des lignes...
Pierre Borhan a justement résumé cette alliance entre réalisme et humanisme : Feher sait
« capter la pureté d'une ligne, la grâce d'une forme, et, avec chaleur, avec même une certaine innocence, la saveur de la vie ».
Son regard, à la fois graphique et poétique, se distingue par une attention particulière aux structures urbaines, aux reflets, aux jeux de lumière, aux silhouettes en mouvement.
Très influencé par le constructivisme et le Bauhaus, il affectionne les cadrages audacieux, les plongées, les contre-plongées et les compositions géométriques. Mais cette recherche formelle ne prend jamais le pas sur l'attention portée aux êtres et aux moments ordinaires.


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