![]() |
| J.J. - Southwark, London (1930) |
La veillée du dimanche. Deux clichés du photographe britannique James Jarché (1891-1965), pionnier de la photographie de presse moderne et l’une des grandes figures du Fleet Street de l’entre-deux-guerres.
Issu d’une famille française installée à Londres, il découvre très tôt la photographie auprès de son père, lui-même photographe, et commence à travailler pour la presse au début du XXᵉ siècle. En 1911, alors qu’il est encore très jeune, il photographie le célèbre siège de Sidney Street, l’un des faits divers les plus spectaculaires de Londres. Il travaille ensuite pour plusieurs grands journaux, notamment le Daily Sketch et le Daily Herald.
![]() |
| J.J. - By the Serpentine (1923) |
Jarché couvre pendant des décennies les événements, les personnalités, le sport, les faits divers, mais aussi la vie quotidienne des Londoniens.
Dans les années 1930, il adopte le Leica 35 mm, encore regardé avec méfiance par nombre de photographes de presse habitués à travailler à la chambre. Cette liberté nouvelle, jointe à un remarquable instinct du moment, participe de ces audaces qui font de lui un pionnier du photojournalisme moderne.
Pour le présenter ici, j’ai choisi deux images qui ne sont sans doute pas les plus spectaculaires de son œuvre. Deux scènes de rue, deux moments saisis au passage : l’une attendrit, l’autre amuse. Mais dans les deux, Jarché saisit quelque chose de l’enchantement de l’enfance : cette capacité à jouer avec le peu que l’on a – et parfois avec rien –, à inventer ses propres moments de liberté et de joie.

.jpg)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire