In girum imus nocte et consumimur igni

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samedi 25 juillet 2026

Anon. - Meeting Mickey Mouse Club (1950s)

Une image et des mots. Une convention du Club Mickey aux États-Unis dans les années 1950, et quelques mots de Hunter Thompson, extraits de Las Vegas Parano (1971).

Le principal problème de toute démocratie, c'est que les bateleurs capables d'enflammer les foules sont généralement des porcs décérébrés. Ils montent sur scène, plongent leurs partisans dans une transe quasi orgiaque, puis retournent dans leur bureau pour vendre chacun de ces pauvres types au rabais, pour une poignée de centimes.

AI3

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dimanche 19 juillet 2026

W.B. - The wandering moon (1816)
Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres de William Blake (1757-1827), poète, graveur et peintre anglais, difficile à faire entrer dans une case.
Trop singulier pour son époque, trop visionnaire pour les catégories habituelles, il avance seul, nourri autant par la Bible que par ses propres visions.
Il écrit, dessine, grave et imprime lui-même ses livres, mêlant texte et image dans un même geste, comme si l’un ne pouvait pas aller sans l’autre.

Son travail s’inscrit à la marge du romantisme, mais sans le pittoresque ni le sentimentalisme que l’on y associe souvent. 

W.B. - Midsummer night's dream (1786)

Chez Blake, tout est symbole, tension, apparition. Les corps semblent parfois raides, presque maladroits, mais cette étrangeté fait partie du langage – rien n’est là pour plaire, tout sert à dire autre chose.

Ce qui me frappe avec ses illustrations, c’est cette impression de regarder non pas une scène, mais avant tout une pensée en train de prendre forme. William Blake ne décrit pas le monde et ses figures ne racontent pas une histoire : elles affirment une vision. On peut rester à distance, dérouté, ou juste accepter de se laisser traverser par ces images comme par un texte obscur.

PG15

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dimanche 12 juillet 2026

Ch. H. - Harlem, NYC (1972)
Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés du photographe américain Chester Higgins Jr. (b.1946).
Né en Alabama, il étudie à la Tuskegee University auprès de P. H. Polk avant de s’installer à New York au début des années 1970. Après avoir travaillé avec Romare Bearden, il devient en 1975 le premier photographe noir intégré à l’équipe du New York Times, où il contribuera pendant près de quarante ans à renouveler la représentation des Afro-Américains. Dès ses premiers travaux, Higgins envisage la photographie comme un moyen d’explorer la mémoire, l’identité et les liens entre les générations. Dans un contexte où les images des populations noires étaient encore trop souvent enfermées dans les récits de la pauvreté, de la discrimination ou des conflits, il cherche à élargir ce regard : montrer des vies qui ne se résument pas aux épreuves qu’elles traversent.

C.H. - Harlem, NYC (1974)
La première photographie montre un couple avançant dans la rue.
Ils marchent enlacés et l’homme porte leur enfant sur ses épaules.
Ils sont photographiés de dos et c’est ce qui donne à cette scène toute sa portée : ces gestes de tendresse et de protection racontent, tout en s’inscrivant dans une histoire particulière, une histoire universelle.
La seconde montre un homme seul au comptoir d’un café de Harlem, devant sa tasse. Rien de spectaculaire : simplement un instant de calme dans un lieu familier et visiblement paisible. L’attention de Higgins se porte ici sur une présence, sur ce moment ordinaire où un homme s’accorde une pause dans le cours de sa journée. Le cadre, la sobriété du lieu et la simplicité de la scène rappellent que l’histoire humaine se raconte aussi dans ces moments sans éclat qui composent une existence.
WO1

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Luigia Pansera - Solitude (2009) Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés de Luigia Pansera, photographe et vidéaste italienne qui s...