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In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
samedi 2 mai 2026
dimanche 26 avril 2026
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| G.S. - South Shields, Tyneside (1976) |
La veillée du dimanche. Deux clichés de Graham Smith (b.1947), photographe documentaire anglais dont l’œuvre est restée longtemps dans l’ombre. Né à Middlesbrough, il a consacré l’essentiel de son travail au nord-est industriel de l’Angleterre, qu’il photographie dans les années 1970 et 1980, à une époque où les communautés ouvrières voient progressivement disparaître le monde qui les faisait vivre.
Son nom est souvent associé à celui de Chris Killip (voir août 2010 et décembre 2014), avec qui il collabore au sein du collectif Amber Collective à Newcastle.
Tous deux photographient les populations liées aux industries lourdes de cette région. Mais là où Killip construit des images très composées, d'une grande force, Smith se tient plus près encore des gens : ses photographies, souvent prises dans les pubs de Middlesbrough, montrent des visages familiers, des moments de relâchement, des instants ordinaires où affleurent aussi la précarité et la fragilité d’un monde en transformation.
Moins connu que Killip, Smith est aussi une figure plus secrète.
En 1991, à la suite de violentes attaques de la presse populaire – qui accusait son travail de voyeurisme – et de réactions hostiles dans son propre environnement, il se retire presque entièrement de la scène photographique et refuse longtemps d’exposer ou de publier. Ce retrait a contribué à entretenir autour de lui une forme de légende.
Ses images n’en restent pas moins parmi les témoignages plus justes de cette période.
Elles montrent, sans effets, des vies ordinaires prises dans des bouleversements qui les dépassent. Rien n’est appuyé – mais tout est là.
samedi 25 avril 2026
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| Delacroix - Carnet de voyage (1832) |
Et pour l'accompagner, juste cette phrase de Paul Gadenne : "Instant, laisse la place à de plus beaux instants", qui pourrait résumer ce sentiment qu'éprouve le voyageur... ; proche d'une plénitude qui reste inassouvie et toujours teintée, malgré tout, de l'attente d'un meilleur ailleurs.
dimanche 19 avril 2026
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| P.T. - Café de Flore, Paris (2023) |
La veillée du dimanche. que j’avais trop brièvement présenté en novembre dernier au regard de l’admiration que je porte à son travail. Je continue à suivre avec beaucoup de plaisir ses publications, toujours accompagnées de quelques mots qui prolongent ce que ses images disent déjà : une attention profonde aux autres, une grande chaleur humaine et une forme rare de bienveillance.
Natif de Fort Wayne, dans l’Indiana, il découvre la photographie à dix-sept ans, alors qu’il est hospitalisé et qu’on lui offre son premier appareil ainsi qu’un livre d’Henri Cartier-Bresson. Il se passionne alors pour les grands photographes de la rue et de la vie quotidienne : Atget (voir nov. 2011), Brassaï (voir déc. 2009 et déc. 2013), Izis (voir juin 2016) et Kertész (voir nov. 2010).![]() |
| P.T. - Brasserie de l'Ile St Louis, Paris (1994) |
Devenu citoyen français en 2019, Peter Turnley vit et travaille aujourd’hui à Paris.
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