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| P.T. - Café de Flore, Paris (2023) |
La veillée du dimanche. que j’avais trop brièvement présenté en novembre dernier au regard de l’admiration que je porte à son travail. Je continue à suivre avec beaucoup de plaisir ses publications, toujours accompagnées de quelques mots qui prolongent ce que ses images disent déjà : une attention profonde aux autres, une grande chaleur humaine et une forme rare de bienveillance.
Natif de Fort Wayne, dans l’Indiana, il découvre la photographie à dix-sept ans, alors qu’il est hospitalisé et qu’on lui offre son premier appareil ainsi qu’un livre d’Henri Cartier-Bresson. Il se passionne alors pour les grands photographes de la rue et de la vie quotidienne : Atget (voir nov. 2011), Brassaï (voir déc. 2009 et déc. 2013), Izis (voir juin 2016) et Kertész (voir nov. 2010).
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P.T. - Brasserie de l'Ile St Louis, Paris (1994) |
La découverte de Doisneau et de Boubat, notamment à travers l’exposition
The Family of Man, présentée par Edward Steichen au MoMA en 1955, confirme cette attirance pour une photographie attentive aux gestes simples et aux vies ordinaires. En 1975, il se rend pour la première fois à Paris, où il s’installe définitivement trois ans plus tard. Il y rencontre Édouard Boubat, qui deviendra un ami proche, et travaille parallèlement pour Pierre Gassmann, fondateur du laboratoire Pictorial Service.
Ses premières photographies attirent l’attention de Robert Doisneau, qui le présente à Raymond Grosset, directeur de l’agence Rapho. Commence alors une longue carrière de photojournaliste pour de grands magazines internationaux, parmi lesquels Time, Newsweek et The New York Times.
Devenu citoyen français en 2019, Peter Turnley vit et travaille aujourd’hui à Paris.