In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 2 février 2025

Stanley Kubrick - New York (1940's)

La veillée du dimanche. Deux clichés de l'américain Stanley Kubrick (1928-1999), déjà présenté ici en juillet 2011.
Avant de devenir l'un des plus grands cinéastes du XXᵉ siècle, Kubrick est un photographe d'un talent exceptionnel. À dix-sept ans, plutôt que d'entrer à l'université, il est engagé par le prestigieux magazine new-yorkais Look, où il apprend son métier en photographiant la rue, les anonymes, les célébrités, les boxeurs ou les musiciens.

S.K. - Shoe shine boy (1947)
Des artistes, et donc de lui-même, Kubrick disait  :
« Je ne pense pas qu'ils aient quelque chose de particulier à dire. Je pense qu'ils ont quelque chose qu'ils ressentent. Et ils aiment la forme de l'art : ils aiment les mots, ou l'odeur de la peinture, ou les images celluloïdes ou photographiques et travailler avec des acteurs. Je ne pense pas qu'un artiste véritable ait jamais été orienté par autre chose que sa propre vie intérieure, et la récompense est dans l'excitation de créer quelque chose qui est vivant et résonnera en d'autres personnes. »
Ses photographies révèlent déjà l’attention portée aux détails, à la lumière et au rythme des scènes – qualités qu’il portera ensuite au cinéma. On y perçoit l’œil d’un observateur attentif, capable de saisir l’instant avec une rigueur et une sensibilité qui annoncent ses futurs films, où chaque plan devient une composition presque picturale.
JC4

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samedi 1 février 2025

Abel Grimmer - Proverbes flamands
Une image et des mots. Une oeuvre du peintre flamand Abel Grimmer (1570-1619), une huile sur panneau de bois représentant 49 proverbes flamands qui illustrent la vulgarité et la folie des hommes.
Les mots pour l'accompagner sont de la philosophe Laurence Devillairs, extraits de son ouvrage Être quelqu'un de bien, Philosophie du bien et du mal (2019).

Dans l'hostilité comme dans l'indifférence, ce que nous éludons et bafouons, c'est le face-à-face moral avec nous-mêmes, et avec ce que nous savons très clairement devoir faire. Nous nous accordons une dispense, nous nous achetons une bonne conscience ("On ne va pas changer les choses", "ce n'est pas à moi de le faire", "trop bon..."). Tel est l'athéisme moral, qui relègue l'injonction à bien agir dans les coulisses et les dimanches, loin des scènes majeures de l'existence. Telle est la méchanceté ordinaire qui habite un monde où la morale est secondaire, où le monde n'est pas un monde, habité et partagé, mais simple décor à ses activités.
SR4

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dimanche 26 janvier 2025

Carali
La veillée du dimanche. Ce sera dans trois jours l'ouverture de la 52ème édition du Festival International de la Bande Dessinée d'Angoulême, et comme chaque année à cette occasion, voici deux artistes majeurs de mon petit panthéon.

Gotlib
Carali, qui a fait les beaux jours de l'irremplaçable Charlie Hebdo, et Marcel Gotlib – grand admirateur de Tex Avery et de Robert Crumb –, qui a fait avec Gai-Luron et la Rubrique-à-brac ceux de Pilote avant de cofonder avec Mandryka l'excellent Écho des Savanes.
JS3

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dimanche 19 janvier 2025

Viktor Balaguer
La veillée du dimanche. Deux clichés du photographe français Viktor Balaguer, qui réside et travaille à Saint Petersbourg. Je l'ai découvert sur les réseaux sociaux. Je l'ai découvert sur les réseaux sociaux. Ancien architecte, il a progressivement orienté son regard vers la photographie de rue et le documentaire. L'architecture, la lumière nordique et les atmosphères hivernales sont aujourd'hui au cœur de son univers.
Viktor Balaguer

Ce qui me plaît particulièrement dans son travail, c’est la dimension cinématographique – voire romanesque –, que je trouve à ses images ; impression que chacune de ses photographies appartient à un récit plus vaste. Une rue au petit matin, le contraste entre un bâtiment historique et un bloc soviétique, la silhouette d’un passant ou le reflet d’une fenêtre sous la neige deviennent autant de scènes où chaque détail semble chargé de vie et de récit. Peu de personnages, des ombres qui s'allongent, une lumière froide et précise : Balaguer laisse une grande place au hors-champ. Ses images ne racontent pas une histoire ; elles donnent simplement envie de la poursuivre.

C.C. - All on a summer's day (1888) La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre anglais Charles Conder (1868-1909), qui fut, avec To...