In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
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dimanche 10 décembre 2023

S.J. - Cimetière sous la neige
La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre paysagiste norvégien Sophus Jacobsen (1833-1912). Admiré pour ses paysages empreints de romantisme et d’une atmosphère contemplative, Jacobsen s'inscrit en plein dans la tradition artistique nordique qui valorise la représentation de la nature comme miroir de l'âme.
À partir de l'âge de 20 ans il vit en Allemagne, à Düsseldorf, un centre artistique important à son époque, où il est l'élève de son compatriote Hans Fredrick Gude (voir mai 2015). 
S.J. - Porteuse de bois (19e)

Ses paysages se distinguent par une lumière délicate, celle des heures incertaines de l’aube ou du crépuscule, qui leur confère une qualité presque mystique.
Cette attention à la texture et à l’atmosphère peut rappeler Caspar David Friedrich – qui cherchait à peindre ce qui dépasse le visible –, ou encore Johan Dahl, un autre grand paysagiste norvégien qui, lui aussi, fera probablement l'objet d'une publication.

SD1
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dimanche 3 décembre 2023

Haywood Magee - Edinburgh (1954)
La veillée du dimanche. Deux clichés du photographe et journaliste britannique Haywood Magee (1914-1980). Né à Goole, dans le Yorkshire, il découvre très tôt la photographie, notamment pendant son passage dans l’aviation, où il réalise des images de reconnaissance.
Dans les années 1930, il travaille pour la presse illustrée et rejoint Picture Post, l’un des grands magazines de photojournalisme de l’époque, dont il devient un collaborateur régulier pendant la guerre.

H.M. - Duddingston Camp, Edinburgh
(1954)
Ce qui me touche dans son travail, c’est la manière dont il nous donne à voir la vie quotidienne en Grande-Bretagne pendant et après la Seconde Guerre mondiale, avec une attention discrète aux personnes ordinaires dans des contextes simples mais révélateurs. Son travail rappelle ainsi que les gestes les plus modestes et les vies anonymes constituent aussi la mémoire d’une époque.
TB2

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samedi 2 décembre 2023

Read Persian Album
Une image et des mots. Cette "fougère imaginaire" est une des quatorze miniatures qui figurent dans le Read Persian Album, conservé à la Morgan Library & Museum de New York. Autour de l'illustration, douze vers du poète persan Jamal-al-Din Mohammad Sidi (1555-1591), connu sous le nom de Urfi, ou Orfi Sherazi.

Des sapins, des sapins, des sapins, jamais une âme. Les chemins sablonneux s'enfoncent de salle obscure en salle obscure, parmi la mousse et la fougère, sous ces grandes rames balançantes.. [....] Il fait du vent, et dans ce vent, je veux partir, aller encore. Là-bas, où je retrouverai le grand matin d'herbe et d'oiseaux.
Henri Pourrat, Gaspard des montagnes (1922).

FT1
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dimanche 26 novembre 2023

L.K. - Zugleich parallel verlaufend (1966)
La veillée du dimanche. Je suis rarement sensible à l’art abstrait, mais voici deux œuvres qui m’ont suffisamment séduit pour que je les publie ici, du peintre et graveur suisse Lenz Klotz (1925-2017), acteur important de l’abstraction européenne d’après-guerre. Son travail s’appuie sur des formes organiques, des lignes fluides et des couleurs douces, dans une recherche où la nature semble rester une source d’inspiration.

L.K. - Beinahe klassisch (1964)
À travers ces compositions, Klotz ne semble pas chercher à représenter le réel, mais plutôt à traduire un rythme, une énergie, ce qui circule davantage que ce qui se voit. « L’art abstrait, disait Mondrian, est un effort pour atteindre le pur et l’universel, pour exprimer une vérité fondamentale qui dépasse les apparences.» 
Chez Lenz Klotz, on dirait que cette recherche devient plus intime : comme une manière de saisir ce qui demeure, quand tout se défait.

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