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In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
samedi 2 décembre 2023
dimanche 26 novembre 2023
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| L.K. - Zugleich parallel verlaufend (1966) |
La veillée du dimanche. Je suis rarement sensible à l’art abstrait, mais voici deux œuvres qui m’ont suffisamment séduit pour que je les publie ici, du peintre et graveur suisse Lenz Klotz (1925-2017), acteur important de l’abstraction européenne d’après-guerre. Son travail s’appuie sur des formes organiques, des lignes fluides et des couleurs douces, dans une recherche où la nature semble rester une source d’inspiration.
À travers ces compositions, Klotz ne semble pas chercher à représenter le réel, mais plutôt à traduire un rythme, une énergie, ce qui circule davantage que ce qui se voit. « L’art abstrait, disait Mondrian, est un effort pour atteindre le pur et l’universel, pour exprimer une vérité fondamentale qui dépasse les apparences.»
Chez Lenz Klotz, on dirait que cette recherche devient plus intime : comme une manière de saisir ce qui demeure, quand tout se défait.
samedi 25 novembre 2023
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| Isa Marcelli - série Impermanence |
Les mots sont un extrait d'un poème en prose de Marc Quaghebeur, tiré du recueil Les carmes du Saulchoir (1993).
L'obscure fascination du monde est l'habitacle des visages, leur regret : celui des mères.
Comme nos mensonges, ils font tampon. Ils font la foule. Celle qui s'hystérise, pour oublier l'intensité tragique des regards qui la composent.
Ils sont pourtant la clef du monde.
On voit très rarement les visages. Sinon furtivement, parfois, entre les rythmes de l'amour. Ils irradient aussi des mots ou des traits forcenés des grands maîtres. À la manière d'un rappel.
D'un manque. D'un écho.
dimanche 19 novembre 2023
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| Dirk Nijland - Nature morte |
La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre et graphiste néerlandais Dirk Hidde Nijland (1881-1955). J’ai toujours beaucoup aimé les natures mortes, des maîtres flamands aux bodegones espagnols. Mais celle-ci m’a particulièrement plu : une vieille carte marine, une planche ancienne consacrée aux balises, quelques volumes au cuir fatigué, et la maquette d’un petit voilier traditionnel des côtes flamandes.
Rien de spectaculaire, mais dans ces objets usés par le temps semble se raconter toute une histoire de voyages, de découvertes et de souvenirs.
Cette attention portée aux objets modestes et aux traces du temps n’est pas étrangère à l’ensemble de l’œuvre de Nijland. Son père, collectionneur passionné, lui fait découvrir très tôt les œuvres de George Breitner, Jan Toorop et Vincent van Gogh. Formé à la Rijksschool d’Amsterdam, puis à Rotterdam auprès d’A.H.R. van Maasdijk et J.D. Huibers, il commence par réaliser des natures mortes minutieuses d’objets ordinaires, à la plume, au pinceau ou à l’encre de Chine. À l’abri des soucis matériels, il voyage ensuite en Belgique et en France, où la découverte du pointillisme de Georges Seurat le marque profondément.
De retour au pays, vers 1905, il se consacre à ce qui l’entoure : les polders, les canaux, les petits ports, les figures humaines dans leur relation avec l’eau et la lumière.
Peintre des paysages modestes et des atmosphères tranquilles, Dirk Nijland occupe une place singulière dans l’art néerlandais du début du XXᵉ siècle.
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