In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
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dimanche 8 octobre 2023

A.K. - Lac Ladoga (1871)
Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres de Arkhip Kuindzhi (1842-1910), déjà présenté en juin 2010.
Arkhip Kuindzhi excelle dans l’art de la suggestion et de l’épure, où l’essentiel semble toujours se jouer en périphérie du regard ; et je suis fasciné par l’atmosphère de ses tableaux, qui doit sans doute autant à leur composition qu'à la justesse avec laquelle il restitue les jeux de lumière naturelle.
A.K. - La nuit (1905)

Élève de l'Académie impériale des beaux-arts de Saint-Pétersbourg, Kuindzhi a été influencé par les maîtres du réalisme russe, notamment Ivan Aïvazovsky et Ivan Kramskoï ; il s'en démarquera par ses œuvres emblématiques qui témoignent de son habileté à magnifier la nature tout en accentuant l'intensité lumineuse pour produire des effets presque surnaturels. Parfois critiqué pour son approche quasi théâtrale de la lumière, Kuindzhi a pourtant inspiré de nombreux artistes. Son travail, aujourd’hui reconnu comme un pont entre romantisme, symbolisme et impressionnisme, a profondément marqué l’évolution de la peinture paysagiste russe au XIXᵉ siècle.

TW1

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samedi 7 octobre 2023

Iran, probably Kashan (13th–14th century AD)

Une image et des mots.
Cette merveille, datée de la fin du 13e et moitié du 14e apr. J.-C. et supposée originaire de la ville de Kashan, fait partie de la collection de Hossein Afshar. On peut l'admirer au musée des beaux-arts de Houston (MFAH) où elle fait partie de l'exposition de céramiques persanes "Between sea and sky".
Pour aller avec, voici un extrait du discours prononcé en mai 2005 par l'écrivain américain David Foster Wallace (1962-2008) devant les lauréats de l'université de Kenyon College, dans l'Ohio.
C'est l'histoire de deux jeunes poissons qui nagent et croisent le chemin d'un poisson plus âgé qui leur fait signe de la tête et leur dit : 
" Salut, les garçons. L'eau est bonne ? " Les deux jeunes poissons nagent encore un moment, puis l'un regarde l'autre et fait : " Tu sais ce que c'est, toi, l'eau ? "

DS3
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dimanche 1 octobre 2023

Isabel Codrington - Evening (1925)

Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres de la peintre anglaise Isabel Codrington Pyke-Nott (1874-1943). Formée très jeune à la Hastings School of Art, puis à la Royal Academy Schools de Londres, elle expose pour la première fois à quinze ans. Issue d’un milieu artistique - une mère peintre, un père dramaturge amateur - elle grandit dans un climat propice à la création.
Mariée en 1901 au critique et historien d’art Paul Konody, elle s’éloigne quelque temps de la peinture pour élever leurs deux filles, avant de reprendre pleinement son activité après son remariage avec Gustavus Mayer en 1918. Dès lors, elle expose régulièrement à la Royal Academy et dans plusieurs galeries, dont la Fine Art Society à Londres et Knoedler à Paris.
I.C. - Drowsy summer days

Codrington a pratiqué aussi bien l’huile que l’aquarelle, avant de se tourner à la fin des années 1920 vers la gravure et l’eau-forte, où l’on retrouve son goût pour le réalisme, les scènes de genre et les paysages inspirés de la campagne anglaise ou de ses voyages en Europe. Sa peinture figurative, d’une élégance discrète, la rattache à la grande tradition réaliste britannique.
J’aime beaucoup les deux tableaux présentés ici, surtout le premier : un intérieur modeste, sans éclat, mais chargé de présence. C’est le tableau d’une solitude. Codrington n’a rien inventé – sa peinture n’est ni flamboyante ni révolutionnaire –, mais elle me touche. J’aurais pu aussi bien choisir The Kitchen (1927) : une femme debout à sa fenêtre, qui retient le rideau d’un bras appuyé contre le châssis et regarde au dehors ; sur la table, une boule de pain et une volaille encore à plumer. Mais il y a aussi une bouteille d’alcool... ; doit-on alors comprendre, selon les codes de l’époque, que celui qu'elle attend est un homme. 
Et, à son attitude inquiète, que peut-être il ne viendra pas ?

NC6

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Shellie Garber - Still waters (2025) Une image et des mots. Un tableau de l'artiste américaine Shellie Garber.