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In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
samedi 26 mars 2022
dimanche 20 mars 2022
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| Robert Crumb - Mr. Natural |
dimanche 13 mars 2022
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| E. Boubat - Montmartre, Paris (1948) |
Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés du photographe Édouard Boubat (1923-1999), un des grands maîtres de la photographie humaniste déjà présenté ici en avril 2021.
Les enfants qui s'aiment s'embrassent debout contre les portes de la nuit, écrivait Jacques Prévert, pour qui Boubat était un "correspondant de paix".
Édouard Boubat s’intéresse aux gens, à leur vie, à leurs gestes ; il saisit avec délicatesse l'intimité et la poésie des instants fugaces.
Remarquable pour sa capacité à révéler la beauté et la lumière dans les choses simples, son œuvre continue d’inspirer par son universalité et son regard bienveillant sur le monde.
Faire de jolies photos n'est pas mon problème, même si j'aime parfois montrer des bouquets de fleurs. Mais qu'est-ce que ça veut dire, montrer un bouquet de fleurs ? Ça veut dire que le photographe sait que, derrière, il a toute la misère du monde. À travers ce bouquet de fleurs, il va peut-être toucher quelque chose.
dimanche 6 mars 2022
| Ivan Marchuk - Tendresse (1984) |
Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres du peintre ukrainien Ivan Marchuk (b.1936), figure majeure de l'avant-garde ukrainienne. De 1951 à 1956 il étudie à l’École d’Arts Appliqués de Lviv, où des enseignants progressistes l'encouragent à dépasser les limites imposées par le réalisme socialiste. En 1959, il rejoint un groupe clandestin dirigé par un de ses professeurs, Karl Zvirynskyi, qui l'initie à l’art non-autorisé, à l’histoire, la musique, la littérature et la religion. Après son service militaire, Marchuk subsiste en réalisant des affiches pour des usines et des théâtres, puis travaille à l’Académie des sciences d’Ukraine, illustrant diverses publications soviétiques.
Mais son indépendance d’esprit attire l’attention du KGB : ses toiles, jugées trop sombres, sont accusées de trahir l’optimisme du réalisme socialiste, et ses origines rurales, associées à l’usage de la langue ukrainienne, lui valent des soupçons de nationalisme. Exclu de l’Union des artistes de l’URSS, il ne peut ni exposer ni vendre ses œuvres jusqu’en 1980, lorsqu’il bénéficie du soutien d’écrivains tels que Pavlo Zahrebelnyi et Dmytro Pavlychko pour organiser sa première exposition à Kyiv.
À partir de 1985, la perestroïka de Gorbatchev met fin à la surveillance dont il faisait l’objet, et Marchuk quitte l’URSS en 1989 pour l’Australie, avant de séjourner à Toronto puis à New York. Après douze années d’exil, il revient s’établir à Kyiv en 2001.
Malgré la distance, il n’a jamais perdu son lien à sa terre natale : fils de tisserands, il a mis au point une technique singulière, le pliontanisme (du dialectisme ukrainien occidental пльонтати : tisser, entrelacer), qui donne à ses toiles un aspect de réseau organique, comme un tissu de lumière et de matière. Aujourd’hui reconnu comme l’un des grands artistes ukrainiens contemporains, Ivan Marchuk résume avec poésie l’ambition de son œuvre : Donnez-moi mille ans, et je peindrai le ciel.
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