In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 20 mars 2022

Robert Crumb - Mr. Natural
La veillée du dimanche. Comme chaque année, à l'occasion du Festival de la BD d'Angoulême qui cette année s'est exceptionnellement tenu en mars, un petit hommage quelques-uns de mes "héros", avec ici un clin d'oeil à ceux parmi les éventuels lecteurs de ce blog qui se sont nourris de la "philosophie" de Mr. Natural et des (Fabulous Furry) Freak Brothers.

G.Shelton - The Freak Brothers









À noter que les deux dessinateurs sont aussi musiciens, Gilbert Shelton avec Les Blum Brothers, une formation New Orleans créée à Paris avec Bruno Blum, et Robert Crumb avec ses Cheap Suit Serenaders (musique ci-dessous).
RC1

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dimanche 13 mars 2022

E. Boubat - Montmartre, Paris (1948)
La veillée du dimanche. Deux clichés du photographe Édouard Boubat (1923-1999), figure majeure de la photographie humaniste, déjà présenté ici en avril 2021.
« Les enfants qui s'aiment s'embrassent debout contre les portes de la nuit », écrivait Jacques Prévert, qui voyait en Boubat un "correspondant de paix".
E.B. - Paris (1968)

Édouard Boubat s’intéresse aux gens, à leur vie, à leurs gestes ; il saisit avec délicatesse l’intimité des êtres et la poésie discrète des choses simples, avec la conscience profonde de la fragilité du monde.
« Faire de jolies photos n'est pas mon problème, même si j'aime parfois montrer des bouquets de fleurs. Mais qu'est-ce que ça veut dire, montrer un bouquet de fleurs ? Ça veut dire que le photographe sait que, derrière, il a toute la misère du monde. À travers ce bouquet de fleurs, il va peut-être toucher quelque chose.»
KA3

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dimanche 6 mars 2022

Ivan Marchuk - Tendresse (1984)

La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre ukrainien Ivan Marchuk (b.1936), figure majeure de l'avant-garde ukrainienne contemporaine. De 1951 à 1956 il étudie à l’École d’Arts Appliqués de Lviv, où des enseignants progressistes l'encouragent à dépasser les limites imposées par le réalisme socialiste. En 1959, il rejoint un groupe clandestin dirigé par son professeur Karl Zvirynskyi, qui l’initie à l’art non autorisé, mais aussi à l’histoire, la musique, la littérature et la religion.
Après son service militaire, Marchuk subsiste en réalisant des affiches pour des usines et des théâtres, puis travaille à l’Académie des sciences d’Ukraine.

I.M. - Nuit dans la steppe (1984)
Mais son indépendance d’esprit attire l’attention du KGB : ses toiles, jugées trop sombres, s’écartent de l’optimisme officiel du réalisme socialiste. Exclu de l’Union des artistes de l’URSS, il ne peut ni exposer ni vendre ses œuvres jusqu’en 1980, lorsqu’il bénéficie du soutien d’écrivains ukrainiens pour organiser sa première exposition à Kyiv.
En 1985, la perestroïka de Gorbatchev met fin à la surveillance dont il faisait l’objet ; à partir de 1989 il quitte l’URSS et vit successivement en Australie, à Toronto puis à New York, avant de revenir s’établir à Kyiv en 2001.
Malgré l’exil, il n’a jamais perdu son lien à sa terre natale : fils de tisserands, il a mis au point une technique singulière, le pliontanisme (du dialectisme ukrainien occidental пльонтати : tisser, entrelacer), qui donne à ses toiles un aspect de réseau organique, comme un tissu de lumière et de matière. Aujourd’hui reconnu comme l’un des grands artistes ukrainiens contemporains, Ivan Marchuk résume avec poésie l’ambition de son œuvre : « Donnez-moi mille ans, et je peindrai le ciel. »

DG7
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C.C. - All on a summer's day (1888) La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre anglais Charles Conder (1868-1909), qui fut, avec To...