In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 14 novembre 2021

René Maltête - La majorité

La veillée du dimanche. Deux clichés du photographe français René Maltête (1930-2000).
Né à Lamballe, en Bretagne, il découvre la photographie dès l’adolescence, mais c’est à Paris qu’il trouve sa voie, d’abord dans le cinéma, notamment auprès de Jacques Tati et de Claude Barma, avant de se tourner définitivement vers l’image fixe.
R.M. - Le pompiste

Il commence à photographier sérieusement (si on peut dire) à partir des années 1950, avec un style bien à lui : des scènes ordinaires traversées par un détail inattendu, un léger décalage qui suffit à en révéler l'incongru.
Rien de spectaculaire ; René Maltête regarde le monde avec malice et capte avec finesse l’humour discret des situations humaines. 
« Il est important de masser le cœur du monde, son épiderme est en défloraison. »
En 1960 paraît Paris des rues et des chansons, où ses photographies dialoguent avec des textes de Jacques Prévert, Boris Vian, Georges Brassens, Charles Trenet ou Pierre Mac Orlan.
Un compagnonnage qui lui ressemble.
 © Veilleur de Nuit – 2021
DG7

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dimanche 7 novembre 2021

T.B. Kennington - Orphans (1885)
La veillée du dimanche. Deux œuvres de l'Anglais Thomas Benjamin Kennington (1856-1916), dont la peinture témoigne de l'Angleterre victorienne et de ses profondes inégalités sociales. Né à Grimsby dans le Lincolnshire, formé en Angleterre puis à Paris, notamment dans l'atelier de William Bouguereau, il met sa maîtrise académique au service de sujets que la grande peinture abordait rarement : les enfants abandonnés, les sans-abri, les ouvriers, les plus pauvres.
T.K. - Homeless (1890)

Les deux tableaux présentés ici, Orphans et Homeless, en sont des exemples particulièrement représentatifs. Homeless en particulier, où une femme protège son enfant dans le froid de la rue, est devenu l'une des images les plus emblématiques de cette peinture sociale anglaise.
 © Veilleur de Nuit – 2021

KA2
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samedi 6 novembre 2021

Gérard Exupéry - Leave

Une image et des mots. Je ne me souviens pas avoir déjà rêvé que j'étais en train de lire. 
Ça m'est donc arrivé pour la première fois une nuit de la semaine dernière et dans mon rêve je lisais un texte de Stevenson - qui, si j'écrivais moi-même serait un de mes modèles -, en revenant sans cesse sur les deux mêmes phrases : 
"Le dehors guérit" et "Là où je reste je ne suis pas chez moi". La première est bien de lui, mais la seconde sort de nulle part... 
C'est en voyant cette photo de Gérard Exupéry – déjà présenté ici en septembre 2011 – que ce rêve m'est revenu. Et pour aller avec, voici quelques lignes extraites d'une nouvelle de Jack London (qui, si j'écrivais moi-même etc... etc...), La piste des soleils (1905).

« ... et dès ce jour-là j'acquis une grande sagesse. Une grande lumière se fit et je vis clair, et je compris que ce n'était pas pour l'argent qu'un homme doit vivre mais pour un bonheur qu'aucun homme ne peut donner, ni acheter, ni vendre, et qui est au-delà de la valeur de tout l'or du monde. »

LB1

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dimanche 31 octobre 2021

Patrice Cudennec- Sans titre
La veillée du dimanche. Deux œuvres de l'artiste breton Patrice Cudennec (b.1952), peintre, sculpteur, céramiste et poète, découvert ces jours-ci dans sa galerie de Pont-Aven, la cité des peintres.
Autodidacte profondément attaché à la Bretagne, il puise depuis toujours son inspiration dans la mer, les femmes, les pêcheurs et les paysages de son pays.

P.C. - Sans titre
De ses visages, souvent légèrement penchés sur l'épaule, se dégage une grande douceur.
« Il y a dans ma peinture un personnage qui revient depuis plusieurs années, il s’agit d’un 
« pêcheur », un pêcheur poète comme j’aime à le commenter, véritable « Pierrot » qui peuple mes toiles avec d’autres pêcheurs et leurs poissons. Certains voient en lui une expression de douceur, de joie de vivre, d’autres le voient comme un autoportrait ! »
Période bleue et période rose, comme chez Picasso que Cudennec cite parmi ses influences ?
 © Veilleur de Nuit – 2021

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