In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
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samedi 23 octobre 2021

Karen Woods - Streetscape
Une image et des mots. L'image c'est un tableau de l'américaine Karen Woods (b.1963).
Les mots, quelques lignes de Thoreau extraites de Walden (1854).

Au milieu d'une douce pluie, [....], je me rendis compte soudain d'une compagnie si plaisante et si bienfaisante dans la nature, dans le bruit régulier des gouttes qui tombaient, régulières, dans tous les sons et les spectacles qui entouraient ma maison, une affection bienveillante, infinie et inexplicable tout à coup... [....]
On me dit souvent : "Il me semble que vous devez vous sentir bien seul, là-bas, et que vous aimeriez être près de quelqu'un, surtout par temps de pluie et de neige, la nuit". J'ai envie de leur répondre : Toute cette terre où nous vivons n'est qu'un point dans l'espace.
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dimanche 17 octobre 2021

H. Silvester - Untitled (1950s)
La veillée du dimanche. Deux clichés du photographe allemand Hans W. Silvester (né en 1938).
Tout commence à l'adolescence avec un appareil photo offert par ses parents. À la fin de ses études, il part sur les routes d'Europe et découvre la Camargue, dont il photographie les paysages, les chevaux et les traditions. Son premier livre, Camargue (1960), accompagné d'un texte de Jean Giono, le révèle au grand public.

H.S. - Sur la route, Tsiganes et Gitans
Au fil des décennies, Hans Silvester élargit son regard au monde entier. Des villages de Provence aux peuples de la vallée de l'Omo, il photographie des hommes et des femmes dont la vie reste étroitement liée à la nature.
À partir des années 1980, son travail prend une dimension plus militante. Les mêmes paysages qu'il célébrait deviennent aussi des paysages menacés : déforestation, pollutions, disparition des milieux naturels...  Il photographie les parcs naturels d’Europe, documente la déforestation en Amazonie, les ravages écologiques en Amérique du Nord ou la pollution des rivières – comme dans La rivière assassinée, reportage sur le Calavon, en Haute-Provence.
Chez Hans Silvester, la photographie ne se contente plus de montrer la beauté du monde ; elle cherche aussi à rappeler combien elle est fragile.

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dimanche 10 octobre 2021

F. McCubbin - The letter (1884)

La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre australien Frederick McCubbin (1855-1917), un des cofondateurs de la Heidelberg School (voir sept. 2016), - qu’on appelle aussi l’impressionnisme australien.
Le courrier, missive officielle ou billet doux, est un motif récurrent dans l'histoire de la peinture.
Forcément illisible pour le spectateur – ou le "regardeur" comme disait Marcel Duchamp –, la lettre consacre l'intime ; elle est un élément empli de mystère dont le sens, le contenu, restent à deviner dans l'attitude de celui ou celle qui en prend connaissance, dans l'expression de son visage, ou dans le contexte de sa lecture.... 

F. McC. - Down on his luck (1889)
De celle qui donne son titre à ce tableau, décachetée ou relue au cours d'une promenade solitaire, on a envie d'imaginer qu'elle porte un message intime, et qui s'adresse au coeur de cette élégante jeune femme.
Le second tableau, lui, montre un swagman, un de ces travailleurs saisonniers itinérants qui parcouraient l'Australie pendant les grandes périodes de crise économique. Leur baluchon roulé dans la toile qui leur servait aussi de couche  (the swag ou bedroll) évoque une vie rude, libre et précaire, comme celle des hobos américains de la Grande Dépression chantés plus tard par Woody Guthrie.

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A.S. - Jeunes Paysans (1914) La veillée du dimanche . Il n’a jamais été question de faire de ce blog un cours approfondi de sémiologie de l...