In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
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dimanche 15 octobre 2017

D.G - Turquoise and velvet
(2017)
Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres du peintre figuratif américain Daniel F. Gerhartz (b.1965), reconnu pour ses portraits et ses scènes intimistes baignées d’une lumière chaude et enveloppante. Natif de Kewaskum, dans le Wisconsin, formé à l’American Academy of Art de Chicago, il s’inscrit dans une veine réaliste héritière de la tradition du XIXᵉ siècle, où la lumière et la composition jouent un rôle essentiel.
Gerhartz insiste lui-même sur l’importance de l’harmonie des couleurs et du contraste dans l’élaboration de ses toiles : c’est pour lui un élément décisif, qui peut faire basculer une peinture vers la réussite ou l’échec.
D.G. - Clematis (2014)

Il dit à ce titre admirer certains peintres français, comme Émile Friant, pour la qualité de cette construction visuelle, et d'autres encore..., comme Sargent, Sorolla, Zorn.
My starting point when developing a painting is to consider the color harmony. [....] The success of my paintings hinges on the deliberate use of strong contrasts, a crucial factor that either elevates or diminishes the final outcome. I am deeply captivated by masterpieces examplifying this quality, such as those by renowned artists like Emile Friant from France.
Même si au bout du compte... soli Deo gloria ("à Dieu seul soit la gloire"), dit-il après Bach qui signait ainsi ses oeuvres... Et pour en savoir plus sur son travail et le connaître mieux, c'est [ICI].
RP3

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dimanche 8 octobre 2017

S. Neshat - Women of Allah (1995)
Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés de la photographe et vidéaste iranienne Shirin Neshat (b.1957), déjà présentée ici en juillet 2015.
Née en 1957 dans une famille aisée et moderniste sous le règne du Shah, elle a 22 ans lorsque éclate la révolution iranienne. Elle quitte alors l’Iran pour les États-Unis, où elle étudie au Dominican College, puis à l’Université de Californie à Berkeley.

Shirin Neshat - Rapture (1999)
Elle s’installe ensuite à New York et rejoint l’association Storefront for Art and Architecture, au sein de laquelle elle travaille pendant une dizaine d’années. 
Mais cette période correspond pour elle à une forme de silence artistique.
 « Those ten years, I made practically no art, and the art I did make I was dissatisfied with and eventually destroyed. »
En 1990, elle retourne en Iran, peu après la mort de Khomeiny. Elle y découvre un pays profondément transformé, et ce retour provoque un choc qu’elle décrira plus tard comme l’une de ses expériences les plus marquantes.
« It was probably one of the most shocking experiences that I have ever had », confie-t-elle lors d'un entretien avec l'écrivaine et conservatrice d'art américaine Linda Weintraub. À partir de ce décalage entre mémoire et réalité naît, en 1993, sa première série majeure : Women of Allah.
PN3

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samedi 7 octobre 2017

Le papyrus de Rhind (British Museum)
Une image et des mots. La fragilité du papyrus explique qu’il ne nous soit parvenu que peu de traces des connaissances mathématiques de la civilisation égyptienne, pourtant étendue sur près de quatre millénaires. Le Papyrus de Rhind (vers 1650 av. J.-C.), du nom de l’avocat et égyptologue écossais Alexander Rhind qui l’acquit à Louxor en 1858, constitue ainsi une source précieuse sur le niveau de savoir atteint en matière de calcul.
Ce rouleau d’environ six mètres de long sur trente centimètres de large, écrit en hiératique et conservé aujourd’hui au British Museum, contient 84 problèmes résolus d’arithmétique, de géométrie et d’arpentage. Il s’ouvre sur une formule ambitieuse le présentant comme « une étude approfondie de toutes les choses, un aperçu de tout ce qui existe, la connaissance de tous les secrets opaques ». Pour en savoir plus, c'est ICI.
Pour accompagner cette image, voici une fable de Bertolt Brecht extraite des Histoires de Monsieur Keuner :

Trois jeunes gens arrivèrent chez un vieil arabe et lui dirent : "Notre père est mort. Il nous a laissé dix-sept chameaux et dans son testament a stipulé que l'aîné en recevrait la moitié, le cadet un tiers et le plus jeune un neuvième. À présent nous ne pouvons pas nous entendre sur le partage, à toi de prendre la décision!". L'Arabe réfléchit et dit: "À ce que je vois, pour pouvoir bien partager, il vous manque un chameau. Je n'ai moi-même qu'un seul et unique chameau, mais il est à votre disposition. Prenez-le et faites le partage, et ne me ramenez que ce qui restera".
Ils le remercièrent pour ce service d'ami, emmenèrent le chameau et partagèrent les dix-huit chameaux de sorte que l'aîné en reçut la moitié, ce qui fit neuf, le cadet un tiers, ce qui fit six, et le plus jeune un neuvième, ce qui fit deux. À leur étonnement, lorsqu'ils eurent mis de côté leurs chameaux il en restait un. Ils le ramenèrent, en renouvelant leurs remerciements, à leur vieil ami.
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