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| A. Brasilier - Méditation (1995) |
La veillée du dimanche. Deux œuvres d'André Brasilier (b.1929),
figure importante de la peinture figurative contemporaine. Formé aux Beaux-Arts dans l’atelier de Maurice Brianchon, il obtient en 1953 le Premier Grand Prix de Rome et séjourne à la Villa Médicis de 1954 à 1957.
Son frère Jean-Marie sera, quatre ans plus tard, également lauréat du Prix de Rome, mais en architecture.
Brasilier qualifie sa peinture de « transfigurative » : il ne cherche pas à reproduire ce qu’il voit, mais à le transposer dans un univers poétique où Gauguin, qu’il revendique comme « père spirituel », occupe une place fondatrice.
Il n’y a rien de démonstratif dans cette peinture simple et sereine ; elle semble au contraire chercher une forme d’évidence.
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| A.B. - Les chevaux du soleil |
Devant Méditation, si ce n’était le fauteuil Louis XV, j’aurais pu penser à une aquarelle japonaise. Et de fait, cette manière d’aller à l’essentiel me fait penser aux peintres d’Extrême-Orient qui, avec quelques coups de pinceau chargés d’eau et d’encre noire, suggèrent un paysage, un arbre ou un animal.
Ses chevaux, par exemple – « métaphores de la vie et de la vitalité » –, qui sont l’un de ses sujets de prédilection… C’est par eux que je me suis intéressé à sa peinture, avec Cavalcade dans les flots, Chevaux dans la plaine ou encore Les Chevaux du soleil, que je présente ici. Quelques taches, quelques formes imprécises suffisent à les faire surgir. Et ce goût de l’ellipse et du dépouillement, Brasilier le revendique lui-même, quand il dit chercher à « dire beaucoup avec peu ».
« Ma quête essentielle est de trouver une pleine harmonie entre le fait plastique pur et l’émotion profonde. Tout est question d’amour. Faire aimer plus la vie et la beauté, n’est-ce pas la vraie mission de l’art ? »
© Veilleur de Nuit – 2017