| AJ1 |
In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
dimanche 15 juin 2014
dimanche 8 juin 2014
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| Paul-Élie Ranson - La chambre bleue (1891) |
Né à Limoges, il se forme d’abord à l’École des Beaux-Arts appliqués de sa ville, puis poursuit son apprentissage à Paris, à l’École nationale supérieure des arts décoratifs, avant d’intégrer l’Académie Julian. En 1888, il participe à la fondation du groupe des Nabis aux côtés de Sérusier, Bonnard ou Vuillard.
On le surnomme alors « le Nabi plus japonard que le Nabi japonard », en référence à son goût prononcé pour les arts décoratifs japonais, partagé avec Pierre Bonnard, « le Nabi japonard ».
Il se distingue rapidement par sa curiosité, notamment pour la théosophie, la mythologie et l’occultisme.
Sa peinture porte aussi la marque des idées de Gauguin, qui, à Pont-Aven en 1888, encourage Paul Sérusier à ne plus chercher à imiter fidèlement la réalité, mais à simplifier les formes et à libérer la couleur.
Ranson s’inscrit pleinement dans cette nouvelle manière de regarder et de peindre, où la couleur et la forme peuvent s’affranchir du réel pour créer leur propre monde.
© Veilleur de Nuit – 2014
samedi 7 juin 2014
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| Linn Heidi Stokkedal - The escape (2013) |
Pour aller avec ce cliché de la norvégienne Linn Heidi Stokkedal (b.1989), je choisis ces quelques mots de Jankélévitch (1903-1985), extraits de son Le je-ne-sais-quoi et le presque rien (1980).
"Tout à l’heure, il sera trop tard, car cette heure-là ne dure qu’un instant.
Le vent se lève, c’est maintenant ou jamais.
Ne perdez pas votre chance unique dans toute l’éternité, ne manquez pas votre unique matinée de printemps."
"Tout à l’heure, il sera trop tard, car cette heure-là ne dure qu’un instant.
Le vent se lève, c’est maintenant ou jamais.
Ne perdez pas votre chance unique dans toute l’éternité, ne manquez pas votre unique matinée de printemps."
Comme l'a dit l'auteur américain de bandes dessinées Bil Keane (The Family Circus) : "Yesterday is the past, tomorrow is the future, but today is a gift. That's why it's called the present."
dimanche 1 juin 2014
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| Paul Guigou - La lavandière (1860) |
À rebours des visions folklorisantes du Sud, Guigou privilégie une approche rigoureuse et naturaliste, attentive aux formes du paysage et à sa topographie. Ses scènes, dépouillées, captent la lumière et l’austère beauté des Alpilles, du Luberon ou des bords de la Durance, où s’affairent les lavandières.
Sa Lavandière, il la peint à l’âge de vingt-six ans. Il nous la montre de dos, légèrement en plongée. On ne voit ni le ciel ni le soleil, mais on en voit la chaleur qui pèse sur son dos.
© Veilleur de Nuit – 2014
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