| PG5 |
In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
samedi 26 janvier 2013
dimanche 20 janvier 2013
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| M. O' Gorman - Christina (1913) |
Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés de l'anglais Mervyn O' Gorman (1871-1958), ingénieur dans l'industrie aéronautique mais aussi photographe amateur et à ce titre pionnier de la photographie couleur.
Ces deux autochromes - un procédé inventé en France en 1903 par les frères Lumière -, font partie d'une série consacrée par Mervyn O'Gorman à la fille de son voisin, le philosophe Edwyn Bevan. Ils ont été pris il y a un siècle, précisément le 25 janvier 1913 pour celui de Christina sur la plage. L'avancée rocheuse que l'on voit au loin est le Durdle Door (parfois orthographié Dor), sur la côte jurassique du Dorset.
Il y a dans ces images quelque chose d’étrangement moderne : cela tient peut-être à la liberté du cadrage, aux couleurs assourdies de l’autochrome. Elles semblent suspendues entre deux époques et, plus d’un siècle plus tard, gardent intacte cette douceur mélancolique et cette sensation de temps arrêté.
dimanche 13 janvier 2013
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| Ian Berry - Ascot (1975) |
Installé en Afrique du Sud à l’âge de dix-huit ans, autodidacte, il découvre la photographie auprès d’un ancien assistant d’Ansel Adams avant de collaborer avec plusieurs journaux sud-africains, notamment grâce au photographe Jürgen Schadeberg, auteur d’un célèbre portrait de Nelson Mandela en prison.
En 1960, Ian Berry est le seul photographe à documenter le massacre de Sharpeville.
Ses images, prises au cœur de la manifestation, contribueront à établir l’innocence des victimes dans la tournure tragique qu’ont prise les événements. Deux ans plus tard, Henri Cartier-Bresson l’invite à rejoindre Magnum Photos.
Les photographies de Ian Berry ne sont pas spectaculaires. Marquées par une attention discrète aux êtres, aux tensions sociales et à ce que l’Histoire imprime sur les visages ordinaires, elles cherchent avant tout à témoigner.
Les photographies de Ian Berry ne sont pas spectaculaires. Marquées par une attention discrète aux êtres, aux tensions sociales et à ce que l’Histoire imprime sur les visages ordinaires, elles cherchent avant tout à témoigner.
dimanche 6 janvier 2013
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| J.W. Godward - Lycinna (1918) |
Le vide-grenier du dimanche.
Deux oeuvres du peintre anglais John William Godward (1861-1922), figure du néo-classicisme tardif, souvent rapproché des préraphaélites par son goût du détail et de la beauté idéale.
Formé à la Royal Academy of Arts de Londres, Godward consacre presque toute son oeuvre à des scènes inspirées de l’Antiquité gréco-romaine. Marbres, étoffes, chevelures, lumière : tout est peint avec un soin extrême, dans une recherche presque obsessionnelle de beauté et d'harmonie.
Mais chaque époque a ses artistes maudits et le 19e siècle ne fait pas exception. Au moment même où Godward atteint sa maturité, les goûts changent et le néoclassissisme est en train de passer de mode ; les faveurs nouvelles vont aux courants modernistes. Les feux sont braqués sur les dadaïstes, sur Picasso et sur Matisse, et les critiques se moquent de ses "Victoriennes en toge".
The world is not big enough for me and a Picasso, écrit-il dans la lettre laissée avant son suicide.
Sa famille, qui le dépréciait tout autant, détruisit après sa mort tous ses papiers, documents, et photographies ; il ne reste aujourd'hui de John William Godward presque aucun portrait.
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