| JB1 |
In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
samedi 17 novembre 2012
dimanche 11 novembre 2012
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| K. Matsubayashi - Lune d'automne |
Apparue à l’époque d’Edo (1603–1868), cette peinture était surtout pratiquée par des artistes amateurs, des intellectuels ou des poètes, qui privilégiaient une approche personnelle, libre et expressive, loin des normes académiques. Dans cette tradition, peindre n’est pas tant représenter le monde que s’y accorder, dans un geste où la pensée et le regard ne font qu’un.
« Je crois que je pourrais me tourner vers les animaux et vivre quelque temps parmi eux », écrivait Walt Whitman, ajoutant ailleurs : « Je crois qu'une feuille d'herbe est à la mesure du labeur des étoiles ».
dimanche 4 novembre 2012
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| J. F. - Miracle of cryofloration (2002) |
d' "une référence critique à la foi religieuse, au fanatisme, à la superstition, au paranormal et à la crédulité."
Certes...., mais on a parfois l’impression que l’artiste force un peu le trait avec, comme on dit au rugby, des passes un peu trop téléphonées. Pour ma part je ne conserve de cette série, pour des raisons simplement esthétiques, que cette photo qui me plaît assez pour la présenter ici.
Pour sa beauté abstraite, mais aussi pour la réflexion à laquelle elle nous invite, j'aime bien davantage sa série Herbarium (1982-1985),
ci-contre, d'où est issue cette plante imaginaire.
Il s'agit – à la manière du splendide Formes originelles de l'art de Karl Blossfeldt – d'un catalogue pseudo-scientifique de fausses plantes exotiques reconstituées à partir de déchets végétaux, de débris industriels, et de restes animaux. Un travail sur le simulacre et la fiction qui questionne notre manière de regarder le monde, entre fascination, croyance et construction du réel.
Fontcuberta est également théoricien de la photographie et a publié en 2005, chez Actes Sud, un essai intéressant intitulé "Le baiser de Judas".
Fontcuberta est également théoricien de la photographie et a publié en 2005, chez Actes Sud, un essai intéressant intitulé "Le baiser de Judas".
samedi 3 novembre 2012
Une image et des mots. J'ai découvert par hasard ce petit film d'animation, ICI, qui bien sûr, et malgré une tonalité sans doute plus proche de Kafka que de Borges, évoque immédiatement les aberrations spatiales d'Escher.
À quelle connaissance de l'espace et de l'objet notre perception nous permet-elle d'accéder ? Nous savons que ces moines ne gravissent ni ne descendent cet escalier impossible, inspiré du triangle paradoxal de Penrose, mais peut-on le "voir" ? Peu importe ; c'est à l'infini et à l'idée de l'éternel retour qu'Escher nous confronte.
« Le temps peut-il être enclos dans le mouvement nécessaire d’une liaison logique? » s’interrogeait le philosophe mathématicien - et marxiste - Pierre Raymond ("La résistible fatalité de l'histoire",1982)
Pour aller plus loin dans la réflexion à laquelle invite le travail du graveur hollandais, un livre de Douglas Hofstadter ("Gödel, Escher, Bach", 1979) ICI.
Plus qu'une mise en relation des mathématiques, des arts, et de la musique, il s'agit ici d'étudier dans quels mécanismes neurologiques cachés la cognition trouve son origine.
Et, pour découvrir l'oeuvre d'Escher, c'est ICI.
“Et si un jour ou une nuit, un démon se glissait furtivement dans ta plus solitaire solitude et te disait : ” Cette vie, telle que tu la vis et l’a vécue, il te faudra la vivre encore une fois et encore d’innombrables fois; et elle ne comportera rien de nouveau, au contraire, chaque douleur et chaque plaisir et chaque pensée et soupir et tout ce qu’il y a dans ta vie d’indiciblement petit et grand doit pour toi revenir, et tout suivant la même succession et le même enchaînement – et également cette araignée et ce clair de lune entre les arbres, et également cet instant et moi-même. Un éternel sablier de l’existence est sans cesse renversé, et toi avec lui, poussière des poussières !”
Friedrich Nietzsche, Le Gai Savoir
"Nous reviendrons avec le cours des choses réversibles, avec la marche errante des saisons, avec les astres se mouvant sur leurs routes usuelles [...]
[...] et les signes qu'aux murs retrace l'ombre remuée des feuilles en tous lieux, nous les avions déjà tracés."
Saint-John Perse, Vents
À quelle connaissance de l'espace et de l'objet notre perception nous permet-elle d'accéder ? Nous savons que ces moines ne gravissent ni ne descendent cet escalier impossible, inspiré du triangle paradoxal de Penrose, mais peut-on le "voir" ? Peu importe ; c'est à l'infini et à l'idée de l'éternel retour qu'Escher nous confronte.
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| Escher - Ascending and descending (lithographie 1960) |
Pour aller plus loin dans la réflexion à laquelle invite le travail du graveur hollandais, un livre de Douglas Hofstadter ("Gödel, Escher, Bach", 1979) ICI.
Plus qu'une mise en relation des mathématiques, des arts, et de la musique, il s'agit ici d'étudier dans quels mécanismes neurologiques cachés la cognition trouve son origine.
Et, pour découvrir l'oeuvre d'Escher, c'est ICI.
“Et si un jour ou une nuit, un démon se glissait furtivement dans ta plus solitaire solitude et te disait : ” Cette vie, telle que tu la vis et l’a vécue, il te faudra la vivre encore une fois et encore d’innombrables fois; et elle ne comportera rien de nouveau, au contraire, chaque douleur et chaque plaisir et chaque pensée et soupir et tout ce qu’il y a dans ta vie d’indiciblement petit et grand doit pour toi revenir, et tout suivant la même succession et le même enchaînement – et également cette araignée et ce clair de lune entre les arbres, et également cet instant et moi-même. Un éternel sablier de l’existence est sans cesse renversé, et toi avec lui, poussière des poussières !”
Friedrich Nietzsche, Le Gai Savoir
"Nous reviendrons avec le cours des choses réversibles, avec la marche errante des saisons, avec les astres se mouvant sur leurs routes usuelles [...]
[...] et les signes qu'aux murs retrace l'ombre remuée des feuilles en tous lieux, nous les avions déjà tracés."
Saint-John Perse, Vents
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