In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 28 octobre 2012

C.M. - American color 2 (2010)
Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés de Constantine Manos, déjà présenté ici en mai 2011. Connu d’abord pour son travail en noir et blanc, notamment son magnifique A Greek Portfolio, Manos se tourne à partir des années 1980 vers la photographie couleur. Avec American Color (1995), puis American Color 2 (2010), il photographie plages, parkings, défilés, vitrines, carnavals, foires populaires ou simples passants dans les rues américaines.

CM. - American colors 2
Couleurs violentes, enseignes, silhouettes isolées au milieu de la foule : Manos compose des images où l’humour, l’étrangeté et parfois une certaine mélancolie naissent du spectacle ordinaire de l’Amérique contemporaine.
Il ne cherche pas tant à raconter une histoire qu’à faire surgir des rapports inattendus entre les êtres, les couleurs et l’espace.
« Une photographie n’est pas forcément un mensonge, mais ce n’est pas non plus la vérité ».
Longtemps resté discret malgré son appartenance à Magnum, Constantine Manos est aujourd’hui considéré comme l’un des grands photographes américains de la seconde moitié du XXᵉ siècle, aussi à l’aise dans la rigueur du noir et blanc que dans l'exubérance de l'Amérique en couleur.

dimanche 22 mai 2011

C.M. - KKK, Columbia, South Carolina
(1952)

Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés du photographe gréco-américain Constantine Manos (1934-2025), membre de l’agence Magnum Photos depuis 1963.
Né à Columbia, en Caroline du Sud, dans une famille d’immigrés grecs, Manos découvre la photographie à treize ans dans le club photo de son école.
Étudiant en littérature anglaise à l’université de Caroline du Sud, il lit Henri Cartier-Bresson, dont l’influence sera décisive. Armé d’un Leica et de pellicules Ilford, il commence à photographier les descendants d’esclaves travaillant encore dans les plantations du Sud américain.

C.M. - Man reading a newspaper
À dix-neuf ans, il devient le photographe officiel du Boston Symphony Orchestra au festival de Tanglewood ; ce travail donnera naissance à son premier livre, Portrait of a Symphony (1961).
Après son service militaire, il s’installe à New York et collabore avec Life, Look ou Esquire, avant de partir vivre en Grèce entre 1961 et 1964.
De ce séjour naît A Greek Portfolio, publié en 1972 et aujourd’hui considéré comme l’un des grands livres de photographie humaniste de l’après-guerre. Villages, processions, cafés, enterrements, enfants dans les rues : Manos y photographie une Grèce encore rurale avec un regard à la fois rigoureux et profondément attentif aux gestes ordinaires. Ses images, très construites sans jamais paraître figées, témoignent d’un sens remarquable de la composition hérité de Cartier-Bresson, mais aussi d’une proximité humaine qui lui appartient en propre.

NS2 ICI