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| TN1 |
In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
dimanche 2 septembre 2012
samedi 1 septembre 2012
Une image et des mots.
Nosotros sostenemos
Que el poeta no es un alquimista
El poeta es un hombre como todos
Un albañil que construye su muro:
Un constructor de puertas y ventanas.
Nosotros conversamos
En el lenguaje de todos los días
No creemos en signos cabalísticos.
Nosotros repudiamos
La poesía de gafas obscuras
La poesía de capa y espada
La poesía de sombrero alón.
Propiciamos en cambio
La poesía a ojo desnudo
La poesía a pecho descubierto
La poesía a cabeza desnuda.
No creemos en ninfas ni tritones.
La poesía tiene que ser esto:
Una muchacha rodeada de espigas
O no ser absolutamente nada.
***
Nous autres soutenons
Que le poète n'est pas un alchimiste
Le poète est un homme comme les autres
Un maçon qui construit son mur
Un fabricant de portes et de fenêtres.
Nous autres parlons
La langue de tous les jours
Nous ne croyons pas aux signes cabalistiques.
Nous autres rejetons
La poésie à lunettes noires
La poésie de cape et d'épée
La poésie à chapeau mou.
Par contre a notre faveur
La poésie à l'oeil nu
La poésie torse nu
La poésie tête nue.
Nous ne croyons ni aux nymphes ni aux tritons :
La poésie ça doit être ceci :
Une fille entourée d'épis
Ou bien n'être absolument rien.
Dans la prairie j'ai rencontré la Dame,
La toute belle enfant des fées,
Les cheveux longs, le pied léger,
Et ses yeux étaient sauvages, nous dit John Keats dans La Belle Dame sans Merci.
Mais cette jolie jeune fille, que nous présente Bouguereau avec son "Repos pendant la moisson" (1865), pourrait-elle être aussi le beau visage de la poésie tête nue, cette fille entourée d'épis dont parle, dans son Manifiesto, l'anti-poète chilien Nicanor Parra ?
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| W. Bouguereau - Repos pendant la moisson (1865) |
Que el poeta no es un alquimista
El poeta es un hombre como todos
Un albañil que construye su muro:
Un constructor de puertas y ventanas.
Nosotros conversamos
En el lenguaje de todos los días
No creemos en signos cabalísticos.
Nosotros repudiamos
La poesía de gafas obscuras
La poesía de capa y espada
La poesía de sombrero alón.
Propiciamos en cambio
La poesía a ojo desnudo
La poesía a pecho descubierto
La poesía a cabeza desnuda.
No creemos en ninfas ni tritones.
La poesía tiene que ser esto:
Una muchacha rodeada de espigas
O no ser absolutamente nada.
***
Nous autres soutenons
Que le poète n'est pas un alchimiste
Le poète est un homme comme les autres
Un maçon qui construit son mur
Un fabricant de portes et de fenêtres.
Nous autres parlons
La langue de tous les jours
Nous ne croyons pas aux signes cabalistiques.
Nous autres rejetons
La poésie à lunettes noires
La poésie de cape et d'épée
La poésie à chapeau mou.
Par contre a notre faveur
La poésie à l'oeil nu
La poésie torse nu
La poésie tête nue.
Nous ne croyons ni aux nymphes ni aux tritons :
La poésie ça doit être ceci :
Une fille entourée d'épis
Ou bien n'être absolument rien.
dimanche 26 août 2012
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| B. Barbey - Tanneurs de Sidi Moussa, Fez (1984) |
Passionné par le cinéma néo-réaliste italien il séjourne à plusieurs reprises en Italie à partir de 1962 pour y réaliser un travail photographique sur la vie quotidienne, avec le projet d'en faire un livre. Le projet éditorial n'aboutit pas immédiatement, mais lui permet de rencontrer Henri Cartier-Bresson et Marc Riboud.
La photographie est le seul langage qui peut être compris dans le monde entier, écrit-il.
Depuis plus de cinquante ans, Bruno Barbey voyage sur les cinq continents. Il est en Chine pendant la révolution culturelle, au Cambodge lors du siège de Phnom Penh, couvre la guerre du Kippour, puis d'autres conflits au Nigeria, au Moyen-Orient, au Vietnam, au Bangladesh, en Irak, au Koweit, ou en Irlande du Nord. Son travail est publié dans les plus grands magazines internationaux, et il est l'auteur de plus de trente ouvrages.
La première photographie est issue d’un long travail entrepris dès 1972 au Maroc, son pays natal, qu’il cherche à documenter et à préserver. Le second cliché s’inscrit dans son projet Colors of China, réalisé entre 1973 et 1980. Bruno Barbey reste aujourd’hui une référence pour une photographie attentive aux lieux et aux visages, où la mémoire du monde se dépose dans les scènes ordinaires.
samedi 25 août 2012
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| B.Abbott - Wiring an early IBM computer (1960) |
Deux physiciens prennent un avion. Pendant le vol, les deux moteurs tombent en panne et l'avion pique vers le sol.
- Crois-tu que l'on va s'en sortir ? demande le premier.
- Ça ne fait aucun doute, répond le second, il y a une quantité d'univers dans lesquels nous ne sommes jamais montés dans cet avion.
Lâcher la bride de l'imagination devant cet enchevêtrement de câbles, devant cette apparente infinité de connexions possibles, ça pourrait être s'embarquer pour une odyssée quantique vers les univers multiples de Hugh Everett, comme rêver avec Leibniz d'une infinité de mondes compossibles.
Dans son ouvrage De la pluralité des mondes, paru en 2007, le philosophe David Lewis résume ainsi sa théorie du réalisme modal :
Le monde dont nous faisons partie n'est qu'un monde parmi une pluralité de mondes, et nous qui habitons ce monde ne sommes qu'un petit nombre des habitants de tous les mondes.
Ou bien au contraire, finalement étourdi par cette complexité et n'en pouvant plus de vertige, on en appelle au rasoir de Guillaume d'Ockham, et à ces mots d'Einstein :
"Tout doit être le plus simple possible, mais pas plus simple que ça."
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