| TD2 |
In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
dimanche 19 août 2012
dimanche 12 août 2012
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| David Hockney - The splash (1966) |
Formé au Royal College of Art de Londres, il s’y distingue très tôt par un style libre, coloré, mêlant expressionnisme, humour et références à la culture populaire.
Il devient, dans les années 1960, une figure majeure du Pop art.
Installé à Los Angeles à la même époque, Hockney développe un style clair et direct, marqué par le soleil californien, les piscines, les intérieurs modernes et les portraits de ses proches. Ses toiles se caractérisent par des couleurs franches, des formes simples et une approche inventive de la perspective, comme en témoigne le second des deux tableaux présentés ci-dessus. I prefer living in colour, dit-il alors.
Hockney s’intéresse également aux outils de création : en 2001, il publie aux éditions du Seuil Savoirs secrets. Les techniques perdues des Maîtres anciens, un essai illustré dans lequel il défend la thèse selon laquelle de nombreux peintres du passé ont eu recours à des instruments d’optique dès le XVe siècle, pour affiner leur maîtrise du réalisme.
dimanche 5 août 2012
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| Vladimir Lagrange - Demain matin (1969) |
Vladimir Lagrange a livré une oeuvre sincère libre des clichés de propagande, et nourrie par une sensibilité subtile qui s'attache à l’atmosphère du quotidien plutôt qu'aux grands symboles officiels.
"L'esprit d'une époque s'incarne bien plus dans les gens que dans les images stéréotypées d'événements politiques", disait-il.
samedi 4 août 2012
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| James Guthrie - Schoolmates (1884) |
Quel regard ces écoliers avaient-ils sur le savoir et sur le monde ? Et quel monde sépare ce regard de celui que lui portent les enfants d'aujourd'hui ?
À la question rebattue du philosophe Hans Jonas : "Quelle planète allons-nous laisser à nos enfants ?", on pourrait répondre par celle de Jaime Semprun :
"À quels enfants allons-nous laisser le monde ?".
On apprend aujourd'hui qu'Internet, avec Google et Wikipedia, est devenu pour la plupart d'entre nous une source majeure d'enseignement, et les réseaux sociaux la première source d'information. Inquiétant...
Les mots qui suivent sont d'Edgar Morin, extraits de son manifeste Enseigner à vivre, publié chez Actes Sud en 2014.
"[.....] De plus l'enseignement public dans son ensemble se trouve pris à contre-pied par les médias et il ne sait souvent comment réagir [.....] à la culture de masse qui imprègne non seulement enfants et adolescents, mais la société dans son ensemble. De plus et surtout, Internet vient désormais apporter un gigantesque pêle-mêle culturel de savoirs, rumeurs, croyances en tous genres, sorte d'école sauvage contournant l'école officielle, où viennent s'informer et se former les nouvelles générations. [.....] Tout ce qu'a d'humaniste notre enseignement subit deux formidables pressions, l'une qui veut le coloniser à l'intérieur, celle de l'économie dite libérale et du technocratisme dominant, l'autre qui le corrode et l'amoindrit de l'extérieur, celle des médias et d'Internet."
Car au contraire du monde de James Guthrie, dans le monde connecté d’aujourd’hui - ce « village global » évoqué par McLuhan -, il devient facile pour chacun de s’exprimer largement, quelles que soient ses convictions ou son niveau d’information. Cette ouverture, qui pourrait être un progrès, permet aussi la diffusion rapide des théories du complot les plus folles, portées parfois par la sincérité, mais souvent détournées par l’ignorance ou la malveillance.
« Tout croire et ne rien croire, disait Poincaré, sont deux attitudes également commodes, qui dispensent de penser. » Kant, avant lui, formulait l’exigence centrale des Lumières : le Sapere aude emprunté à Horace – « ose penser par toi-même ». À l’heure où désinformation, falsification et confusion prospèrent et brouillent les repères, c’est sans doute à ce précepte qu’il faudrait rattacher en priorité tout projet d’éducation et d’enseignement.
Les mots qui suivent sont d'Edgar Morin, extraits de son manifeste Enseigner à vivre, publié chez Actes Sud en 2014.
"[.....] De plus l'enseignement public dans son ensemble se trouve pris à contre-pied par les médias et il ne sait souvent comment réagir [.....] à la culture de masse qui imprègne non seulement enfants et adolescents, mais la société dans son ensemble. De plus et surtout, Internet vient désormais apporter un gigantesque pêle-mêle culturel de savoirs, rumeurs, croyances en tous genres, sorte d'école sauvage contournant l'école officielle, où viennent s'informer et se former les nouvelles générations. [.....] Tout ce qu'a d'humaniste notre enseignement subit deux formidables pressions, l'une qui veut le coloniser à l'intérieur, celle de l'économie dite libérale et du technocratisme dominant, l'autre qui le corrode et l'amoindrit de l'extérieur, celle des médias et d'Internet."
Car au contraire du monde de James Guthrie, dans le monde connecté d’aujourd’hui - ce « village global » évoqué par McLuhan -, il devient facile pour chacun de s’exprimer largement, quelles que soient ses convictions ou son niveau d’information. Cette ouverture, qui pourrait être un progrès, permet aussi la diffusion rapide des théories du complot les plus folles, portées parfois par la sincérité, mais souvent détournées par l’ignorance ou la malveillance.
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