In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
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dimanche 6 mai 2012

B.M. - Time Square and 42nd Street
(1952)
Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés de l'américain Benn Mitchell (b.1926), figure discrète mais marquante de la photographie de rue du XXe siècle. Né à New York, il commence à photographier dès son adolescence et se spécialise rapidement dans la photographie urbaine.
Il vend sa première photo à Life Magazine à l'âge de 16 ans, avant de quitter New York pour les studios d'Hollywood. Il obtient de Warner Bros l’autorisation d’accéder aux studios afin d’y photographier décors et acteurs, et réalise de nombreux portraits, dont celui d’Humphrey Bogart.

B.M.- Paramount Theatre
(1947)
Mais c’est surtout son œuvre personnelle en noir et blanc, centrée sur les rues de New York et ses habitants, qui retient aujourd’hui l’attention – en tout cas la mienne : scènes ordinaires, portraits volés, instants suspendus, où l’ombre et la lumière dessinent les contours d’un monde à la fois familier et étrange. Par son approche sobre, sensible et très visuelle, et par certains aspects proche de la photographie humaniste, son travail évoque celui de Saul Leiter ou de Roy DeCarava.

MS1
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samedi 5 mai 2012


N. Bernaerts - Bataille de chien et de chats (après 1643)
Une image et des mots. Une toile du flamand Nicasius Bernaerts (1620-1678), remarquable peintre animalier longtemps au service de Louis XIV qui l'avait chargé de peindre les pensionnaires de la ménagerie à Versailles. Il a également fourni des motifs à la manufacture des Gobelins.
Les mots pour l'accompagner sont de  Lie-Tseu, extraits des "Discours sur les conventions et le destin" (732 ap. J.-C).

"Voyez-vous, les hommes qui n'ont pas le sens de la justice et qui ne pensent qu'à leur subsistance sont comme les poules et les chiens. Ils se heurtent et se battent pour leur pâture, si bien que le plus fort l'emporte. C'est là le propre des animaux.
Se comporter comme poules et chiens, comme un animal, et exiger l'estime des hommes, c'est vouloir l'impossible. Quand un homme ne tient plus compte d'autrui, il court de graves dangers et la honte est sur lui."
PT5
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dimanche 29 avril 2012

A. del Verrocchio - Saint Jérôme (détail)
Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres de l'artiste italien du Quattrocento Andrea del Verrocchio (1435-1488), peintre, sculpteur et orfèvre florentin, surtout connu aujourd’hui comme le maître de Leonardo da Vinci dans les années 1470. 
Formé dans l’entourage de Donatello, Verrocchio travaille pour les Médicis et appartient à cette génération d’artistes de la Renaissance capables de passer avec la même aisance du dessin à la sculpture ou à la peinture.

A.del V. - Tête de femme (nd)
La première des œuvres présentées ici est un détail de son Saint Jérôme, une peinture exécutée sur papier puis transférée sur bois. On pense qu’il s’agit d’une étude préparatoire pour une composition plus vaste, peut-être liée à la Crucifixion aujourd’hui disparue de l'église Santa Maria d'Argiano.
La seconde est un dessin non daté conservé à la Galerie des Offices. Comme souvent chez Verrocchio, le trait est très précis, presque sculptural. On y retrouve cette attention aux visages, aux drapés et aux mouvements du corps qui caractérise les ateliers florentins de la Renaissance.
KC1

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dimanche 22 avril 2012

W.S. - Dave's restaurant, New York (1984)
Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés de l'américain Wayne Sorce (b.1946), formé à l’Art Institute of Chicago et qui a abondamment photographié le New York et le Chicago des années 70 et 80. Ses images, très construites, jouent souvent sur les couleurs, les enseignes lumineuses, les vitrines, les automobiles et les lignes géométriques de la ville.

W.S. - Varick Street, NY (1984)
Elles montrent une Amérique aujourd’hui disparue : celle des motels, des diners, des rues nocturnes et des panneaux publicitaires, saisie avec une attention presque mélancolique aux détails du quotidien – ce que Stephen Shore (voir mai 2010) appelait la « quintessence » de l’Amérique ordinaire.
For me, photography is very important in that it exists because of everything else. I hope this explanation is enough because I think it would be a mistake to write words to be read about that which I only intended to be viewed. Words only confuse and complicate what I prefer to bear witness to my feelings by visual means.

NS2 ICI