In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 29 avril 2012

A. del Verrocchio - Saint Jérôme (détail)
La veillée du dimanche. Deux œuvres de l'artiste italien du Quattrocento Andrea del Verrocchio (1435-1488), peintre, sculpteur et orfèvre florentin. 
Formé dans l’entourage de Donatello, Verrocchio travaille pour les Médicis et appartient à cette génération d’artistes de la Renaissance capables de passer avec la même aisance du dessin à la sculpture ou à la peinture.

A.del V. - Tête de femme (nd)
La première des œuvres présentées ici est un détail de son Saint Jérôme, une peinture exécutée sur papier puis transférée sur bois. On pense qu’il s’agit d’une étude préparatoire pour une composition plus vaste, peut-être liée à la Crucifixion aujourd’hui disparue de l'église Santa Maria d'Argiano.
La seconde est un dessin non daté conservé à la Galerie des Offices.
Verrocchio est aussi connu pour avoir dirigé l’un des ateliers les plus importants de Florence, où se sont formés plusieurs artistes. Une anecdote célèbre racontée par Giorgio Vasari veut que, dans le Baptême du Christ, Verrocchio ait été tellement impressionné par l’ange – celui de gauche – peint par un de ses jeunes élèves qu’il aurait décidé de ne plus jamais toucher à un pinceau. Le jeune artiste quant à lui ne tardera pas à se faire un nom : il s’appelait Léonard de Vinci.

dimanche 8 juin 2008

L. de V. - La belle ferronnière (c.1490)
La veillée du dimanche. Deux œuvres de Léonard de Vinci (1452-1519), le géant de la Renaissance. Il serait bien vain de vouloir présenter ici celui dont la vie et l’œuvre ont nourri tant de livres et de commentaires ; on peut ICI en apprendre davantage.
D’abord, un portrait longtemps connu sous le titre La Belle Ferronnière, dont l’histoire reste encore en partie discutée, notamment quant à l’identité de la modèle. Longtemps associée à Anne Boleyn, cette hypothèse est aujourd’hui écartée ; on évoque plutôt un lien avec l’entourage de Ludovico Sforza, le grand mécène milanais de Léonard.

Leonard de Vinci
Étude de drapé pour ange agenouillé
(1472)
En regard, une étude de drapé également conservée au Louvre. Plus discrète en apparence, elle révèle pourtant beaucoup de sa manière de regarder : la précision du trait, l’attention portée aux plis, aux volumes et aux effets de lumière témoignent d’une observation qui dépasse la simple représentation pour chercher à comprendre les formes.
« Savoir écouter, c’est posséder, outre le sien, le cerveau des autres », disait Léonard.

FM1 ICI