In girum imus nocte et consumimur igni

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eiπ + 1 = 0

samedi 6 novembre 2010

Alexey Titarenko - Metro Nevski
Une image et des mots. La photo a été prise en 1993 à l'entrée de métro Nevski, à Saint Pétersbourg, par le photographe américain d'origine russe Alexey Titarenko.
Les mots sont de Roberto Juarroz, extraits du recueil Quinzième poésie verticale.

Los nombres que nos pueblan la vida,
nos consuelan tal vez de algo que falta
en el centro sin nombre de todo,
Los nombres que nos pueblan la vida
como pequeños duendes
o mínimos fantasmas
nos guardan sin embargo del mayor accidente :
la caída de la nada en la nada.
¿No será que los nombres
que nos pueblan la vida
señalan, por encima de las cosas que nombran,
el lugar de otro centro ?


***

Les noms qui peuplent notre vie,
nous consolent peut-être de ce qui manque
au centre sans nom de toute chose.
Les noms qui peuplent notre vie
comme de petits démons
ou de minuscules fantômes
nous protègent pourtant du plus grand accident :
la chute du néant dans le néant.
N’est-ce pas que les noms
qui peuplent nos vies
désignent, par-delà les choses qu’ils nomment,
le lieu d’un autre centre ?
VL1

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dimanche 31 octobre 2010


Bibliothèque Holland House (A.U.1940)
Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés anonymes qui témoignent d'un événement survenu il y a exactement soixante ans, en octobre 1940, où il est question de livres et de décombres.

Après un bombardement, Londres
(A.U.1940)








Sur le premier, c'est la bibliothèque de Holland House
dans le beau quartier londonien de Kensington, après un bombardement le 22 octobre 1940.
Le second cliché montre un jeune garçon en train de lire dans une librairie londonienne détruite par un raid aérien, toujours durant le Blitz de 1940. Il n'y a pas d'information sur l'identité du jeune lecteur, mais certaines sources affirment qu'il lisait un ouvrage sur l'histoire de Londres.
Qui a dit que la lecture avait pour vertu paradoxale de nous extraire du monde pour lui trouver un sens ?
ML2

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dimanche 24 octobre 2010

Felice Casorati - L'attente (1919)
Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres de Felice Casorati (1883-1963) peintre, sculpteur et graveur italien dont l’œuvre oscille entre symbolisme, réalisme métaphysique et néoclassicisme. Né à Novare, Casorati étudie d’abord le droit à l’université de Padoue, tout en apprenant la peinture en autodidacte. Il est marqué par le symbolisme de Gustav Klimt et par la Sécession viennoise.
F. Casorati
Brodeuse dans le grenier
(1935)

Dans les années 1920, installé à Turin, il y fonde un atelier qui devient un lieu de rencontre pour de jeunes artistes italiens. Son œuvre évolue alors vers une forme de peinture construite, proche de Giorgio de Chirico et de Carlo Carrà, où les figures se tiennent dans des espaces dépouillés, presque architecturés.
Le monde de Casorati est un monde immobile et silencieux, avec des personnages souvent seuls, assis, absorbés dans une attitude d’attente ou de recueillement, et saisis dans des intérieurs aux volumes très simples.
Bienheureux ceux qui s'assoient..., est-il dit dans la Bhagavad-Gîtâ.

FS2
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NS2 ICI