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In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
dimanche 18 janvier 2009
dimanche 11 janvier 2009
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| Andrew Wyeth - Blue door (1952) |
La veillée du dimanche. Deux aquarelles du peintre américain Andrew Wyeth (1917-2009), maître des bruns et des gris, qui vient tout juste de nous quitter et qui est considéré comme l'un des plus grands peintres américains du XXème siècle.
Connu pour ses représentations de l’Amérique rurale, notamment du Maine et de la Pennsylvanie, Wyeth est le fils du célèbre illustrateur N. C. Wyeth, qui joue un rôle important dans sa formation et dans son goût précoce pour la peinture américaine de paysage.
Il commence à exposer dès les années 1930, travaillant d’abord l’aquarelle avant de se tourner aussi vers la tempera à l’œuf, une technique ancienne qui lui permet de rendre avec une précision remarquable les textures, les lumières froides et les surfaces usées des lieux qu’il peint.
Il disait préférer l’hiver et l’automne, quand on sent « le squelette des paysages ». Les siens ne semblent d’ailleurs jamais tout montrer. « The whole story doesn't show », aimait-il répéter.
dimanche 4 janvier 2009
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| Roger Mayne - Richmond Park (1965) |
La veillée du dimanche. Deux clichés du photographe anglais Roger Mayne (1929-2014), figure importante de la photographie de rue dans l’Angleterre d’après-guerre. Formé à Oxford en chimie, il se tourne très tôt vers la photographie.
Dans les années 1950, il réalise son travail le plus connu en photographiant Southam Street, un quartier populaire de l’ouest de Londres aujourd’hui disparu. Il y observe la vie quotidienne telle qu’elle se déroule dans la rue : les enfants qui jouent, les groupes qui discutent, les passants, les gestes ordinaires. Ses images montrent un monde modeste, parfois rude, mais toujours vivant, sans pittoresque ni misère spectaculaire.
« I am a recorder of life as I see it around me, and that's all there is to it ».
samedi 3 janvier 2009
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| Emil Nolde - Ciel étoilé (1938) |
Une image et des mots. Une aquarelle de l'allemand Emil Nolde (1867-1956), pour accompagner un sonnet d'Antonin Artaud (1896-1948), Le Navire Mystique.
Il sera perdu le navire archaïque
Aux mers où baigneront mes rêves éperdus,
Et ses immenses mâts se seront confondus
Dans les brouillards d'un ciel de Bible et de cantiques.
Et ce ne sera pas la Grecque bucolique
Qui doucement jouera parmi les arbres nus ;
Et le Navire Saint n'aura jamais vendu
La très rare denrée aux pays exotiques.
Il ne sait pas les feux des havres de la terre,
Il ne connaît que Dieu, et sans fin, solitaire,
Il sépare les flots glorieux de l'Infini.
Le bout de son beaupré plonge dans le mystère ;
Aux pointes de ses mâts tremble toutes les nuits
L'argent mystique et pur de l'étoile polaire.
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