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| Tsukioka Kogyo - Fireflies (1910) |
L’ukiyo-e s’épanouit à l’époque d’Edo, du XVIIᵉ au XIXᵉ siècle, dans un Japon pacifié où se développe une nouvelle bourgeoisie urbaine.
Les artistes représentent alors les plaisirs de la ville : scènes érotiques (shunga), créatures fantastiques (yokai), paysages, jolies femmes et courtisanes du
« monde des fleurs et des saules ». Mais Kōgyo appartient déjà à un autre Japon. À l’ère Meiji, le pays se transforme rapidement et les anciennes traditions sont confrontées à la modernisation. Kōgyo se consacre principalement au théâtre nô, dont il représente les acteurs, les masques, les costumes et les gestes.
Ses séries, notamment Nōgaku zue (1897-1902), constituent ainsi un témoignage visuel précieux sur cet art ancien. Les estampes de Kōgyo Tsukioka apparaissent moins comme les images d’un monde disparu que comme une manière de le retenir au moment où il est en train de changer.
© Veilleur de Nuit – 2016

