In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 22 mai 2016

Tsukioka Kogyo - Fireflies (1910)
Le vide-grenier du dimanche. Deux estampes de Kōgyo Tsukioka (1869-1927), peintre et graveur de l’ère Meiji, fils adoptif et élève de Yoshitoshi Tsukioka, dernier grand maître de l'estampe ukiyo-e.
Ce mouvement artistique de l'époque d'Edo (du XVIIe au XIXe siècle) s'inscrit dans une période de prospérité et de paix qui va favoriser l'essor d'une nouvelle bourgeoisie urbaine.
T. K. - Autumn (c.1890)

Les sujets artistiques de prédilection seront désormais les scènes érotiques (shunga), les créatures fantastiques (yokai), le spectacle de la nature, ou celui des jolies femmes et courtisanes du "monde des fleurs et des saules". Mais Kōgyo est aussi et peut-être surtout connu pour ses représentations du théâtre nô, auxquelles il a consacré l’essentiel de son œuvre et qui feront peut-être l'objet d'une future publication.
Ses séries de gravures et de peintures, notamment Nōgaku zue (1897-1902), fixent les gestes, les masques et les scènes de ce théâtre ancien.
Dans un Japon en pleine transformation à l’ère Meiji, son travail apparaît comme une forme de sauvegarde visuelle d’un art traditionnel menacé de disparition.

Peter Turnley - New York (2013) Une image et des mots. Un cliché du photographe américain Peter Turnley, et quelques vers d'Emma Lazaru...