![]() |
| R. Bernhard - Hand in hand (1956) |
Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés de la photographe américaine, d'origine allemande, Ruth Bernhard (1905-2006).
Elle étudie la typographie et l'histoire de l'art à l'Académie des beaux-arts de Berlin, afin de partir en 1927 pour les États-Unis rejoindre son père qui vit à New York.
Après avoir été brièvement l'assistante de Ralph Steiner, qui s'en sépare, elle fait la connaissance de Berenice Abbott. Elle s'immerge alors dans le milieu artistique lesbien newyorkais, et consacre à partir de 1934 une grande partie de son art au nu féminin ; ce qui lui vaudra d'être considérée par Ansel Adams comme la plus grande photographe du genre.
Mais le hasard lui fait rencontrer Edward Weston (voir janvier 2012 et février 2014), qu'elle va considérer comme son mentor ; elle est tellement impressionnée par son travail qu'elle s'installe en Californie, où il vit. « It was overwhelming. It was lightning in the darkness... Here before me was undisputable evidence of what I had thought possible - an intensely vital artist whose medium was photography. » Elle y rejoint le groupe f/64, où elle côtoie notamment Ansel Adams (voir avril 2010), Imogen Cunningham (voir mars 2008), Minor White (voir août 2013), et Wynn Bullock (voir mai 2011). Ruth Bernhard, attentive aux formes simples et aux objets modestes, revendique un regard tourné vers ce qui passe inaperçu :
« I'm most interested in the little things that nobody observes, that nobody thinks are of any value. »

