In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 23 septembre 2018

R. Bernhard - Hand in hand (1956)
La veillée du dimanche. Deux clichés de la photographe américaine, d'origine allemande, Ruth Bernhard (1905-2006). Elle étudie la typographie et l'histoire de l'art à l'Académie des beaux-arts de Berlin, avant de rejoindre, en 1927, son père installé à New York.
Après un bref passage comme assistante de Ralph Steiner, elle fait la connaissance de Berenice Abbott. Elle fréquente alors le milieu artistique lesbien new-yorkais et consacre, à partir de 1934, une grande partie de son travail au nu féminin, ce qui lui vaudra d’être considérée par Ansel Adams comme la plus grande photographe du genre.
R.B. - serie The eternal body

La rencontre d’Edward Weston (voir janvier 2012 et février 2014) constitue un tournant décisif. Impressionnée par son travail, elle s’installe en Californie, où elle le considère bientôt comme son véritable mentor.
 « It was overwhelming.  It was lightning in the darkness... Here before me was undisputable evidence of what I had thought possible - an intensely vital artist whose medium was photography. »
Elle y rejoint le groupe f/64, où elle côtoie notamment Ansel Adams (voir avril 2010), Imogen Cunningham (voir mars 2008), Minor White (voir août 2013), et Wynn Bullock (voir mai 2011). Ruth Bernhard travaille presque exclusivement en studio.
Chaque image est longuement préparée, parfois pendant plusieurs jours, jusqu’au choix précis du point de vue et de la lumière. La lumière donne aux corps comme aux objets une présence presque sculpturale.
 © Veilleur de Nuit – 2018

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