In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 15 juillet 2018

Titien - L'homme au gant (c.1520)
Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres de Tiziano Vecellio, plus connu sous le nom de Titien ou Le Titien (c.1488-1576), peintre de l'école vénitienne, attachée à la couleur — « Le coloris est l’âme de la peinture », disait-on alors dans la Sérénissime —, et l’une des trois grandes figures, avec Véronèse et Le Tintoret, de la Renaissance vénitienne tardive.
On lui doit aussi bien des retables monumentaux, comme l’Assomption de la Vierge (1518), que des portraits d’une intensité psychologique inédite, ou encore les grandes séries mythologiques destinées aux cours princières d’Europe.

Titien - La Vénus d'Urbin (1538)
Né dans une famille aisée de militaires et de juristes, celui qui deviendra le « portraitiste des princes » est placé à l’âge de 10 ans chez le mosaïste Zucato, à Venise. Cinq ans plus tard, il rejoint l’atelier de Bellini où il fait la connaissance de Giorgione, avec qui il se lie d’amitié. Sa carrière est alors lancée. Impossible en quelques lignes de résumer la carrière et la vie de celui qui a travaillé pour les plus grands de son temps – Charles Quint, Philippe II d’Espagne, les doges de Venise – tout en sachant garder une liberté d’invention qui fait de son œuvre un sommet de la peinture occidentale.
Chez le Titien, la couleur semble porter à elle seule toute la chaleur de la vie. Ses personnages ne sont jamais de simples figures peintes : ils ont une présence, une chair, une intensité qui traversent les siècles. C’est sans doute ce qui explique pourquoi son œuvre donne encore aujourd’hui le sentiment que la peinture peut rivaliser avec la réalité. Par sa maîtrise de la couleur, le Titien a compté parmi les plus grands peintres de son temps.

Peter Turnley - New York (2013) Une image et des mots. Un cliché du photographe américain Peter Turnley, et quelques vers d'Emma Lazaru...