In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
Affichage des articles dont le libellé est léonard misonne. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est léonard misonne. Afficher tous les articles

vendredi 1 mai 2026

L. Misonne - Dans la forêt (1941)
Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés du photographe belge Léonard Misonne (1870-1943).
Ingénieur de formation – il étudie à l’université de Louvain sans jamais exercer – Misonne se tourne très tôt vers la photographie, après s’être intéressé à la musique et à la peinture. À partir du milieu des années 1890, il s’y consacre pleinement et rencontre rapidement un certain succès, exposant en Belgique puis à l’étranger. Il voyage en Suisse, en Allemagne, en France, mais reste fidèle à des motifs proches : paysages, vues urbaines, scènes prises en Belgique ou aux Pays-Bas.

L.M. - Auprès du moulin (1905)
On le rattache au pictorialisme, un mouvement qui cherche à rapprocher la photographie de la peinture et que certains de ses détracteurs ont appelé « l’école du flou ». Misonne y occupe une place un peu particulière : il ne pousse pas les effets jusqu’à l’effacement du motif, mais travaille plutôt dans un entre-deux, où l’image reste lisible tout en étant adoucie, modulée par la lumière.Il l'affirmait sans ambiguïté : « Le sujet n’est rien, la lumière est tout. ».
Ses images sont traversées par des brumes, des pluies fines, des éclaircies après l’averse.Les silhouettes y apparaissent légèrement voilées, comme retenues dans l’atmosphère. Il a pour cela recours à différents procédés de tirage qui lui permettent d’intervenir sur la matière même de l’image, sans jamais chercher l’effet pour lui-même. Ce qui me plaît dans ses photographies, c’est précisément cette retenue : tout semble légèrement éloigné, comme vu à travers une fine épaisseur d’air ou de mémoire.

Peter Turnley - New York (2013) Une image et des mots. Un cliché du photographe américain Peter Turnley, et quelques vers d'Emma Lazaru...