In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 3 mai 2026

L. Misonne - Dans la forêt (1941)
La veillée du dimanche. Deux clichés du photographe belge Léonard Misonne (1870-1943).
Ingénieur de formation – il étudie à l’université de Louvain sans jamais exercer – Misonne se tourne très tôt vers la photographie, après s’être intéressé à la musique et à la peinture. À partir du milieu des années 1890, il s’y consacre pleinement et rencontre rapidement un certain succès, exposant en Belgique puis à l’étranger. Il voyage en Suisse, en Allemagne, en France, mais reste fidèle à des motifs proches : paysages, vues urbaines, scènes prises en Belgique ou aux Pays-Bas.
L.M. - Auprès du moulin (1905)

On le rattache au pictorialisme, un mouvement qui cherche à rapprocher la photographie de la peinture et que certains de ses détracteurs surnommeront parfois « l’école du flou ». Misonne y occupe toutefois une place un peu particulière : il ne cherche pas à dissoudre le sujet, mais à le transformer par la lumière. « Le sujet n’est rien, la lumière est tout. »
Ses images sont traversées par les brumes, les pluies fines, les éclaircies après l’averse.
Les silhouettes y apparaissent légèrement voilées, comme retenues dans l’atmosphère. Grâce à différents procédés de tirage, il intervient sur la matière même de l’image, sans jamais chercher l’effet pour lui-même. Ce qui me plaît dans ses photographies, c’est sans doute cette retenue : tout semble légèrement éloigné, comme vu à travers une fine épaisseur d’air ou de mémoire.

G. Little - Black necklace (2014) La veillée du dimanche. Deux œuvres postmodernes, traversées d’un romantisme discret, réalisées à la g...