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| Luigi Ghirri - Scandiano (1972) |
J’ai lu quelque part qu’il avait pris la plupart de ses photographies dans un rayon de quelques kilomètres autour de chez lui, à Modène. Ghirri s’intéresse aux choses les plus ordinaires : paysages transformés par l’activité humaine, enseignes, cartes postales, vitrines, affiches, jardins, images d’images…
Il les montre simplement, sans effets ni discours, souvent avec une pointe d’humour discret.
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| L.G. - Bastia (1976) |
"Je m'intéresse à l'architecture éphémère, à l'univers de la province, aux objets considérés comme de mauvais goût, kitsch, mais qui, pour moi, ne l'ont jamais été, aux objets chargés de désirs, de rêves, de souvenirs collectifs, [.....], fenêtres, miroirs, étoiles, palmiers, atlas, globes, livres, musées, et êtres humains vus par l'image.."
La seconde photographie, à n’y jeter qu’un regard distrait, pourrait sembler montrer un navire près des côtes, derrière un premier plan de dunes – ou peut-être de courbes féminines.
Mais ce n’est qu’une affiche déchirée sur un mur ocre. "Vivre sur un paquebot qui ne prendrait jamais la mer", écrit Paul Morand dans Dépression sur l'Atlantique. Chez Ghirri aussi, les images nous embarquent souvent quelque part entre le réel et l’imaginaire.


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