In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0

samedi 1 août 2026

I.B. - 8, Imp. Florimont, Paris (1948)
Une image et des mots.
« Je suis pour ces minuscules et invisibles forces de l'amour humain qui agissent d'individus à individus en s'insinuant entre les fissures du monde », écrivait le philosophe William James.
Pour accompagner ce cliché d'Izis Bidermanas (voir juin 2016), quelques lignes de Le Clézio, extraites de L'Extase matérielle (1967).

Être vivant, c'est d'abord savoir regarder. Pour ceux dont la vie n'est pas sûre, regarder est une action. C'est la première jouissance effective de l'être vivant. Il est né. Le monde est autour de lui. Le monde est lui. Il le voit. Il le regarde. [...] Il ne faut pas s'habituer. Il faut être stupéfait tout le temps, par chaque nouvelle vision.
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dimanche 26 juillet 2026

Will Rochfort - The first draft
La veillée du dimanche. Deux œuvres de Will Rochfort (b.1985), peintre britannique installé sur la côte sud de l’Angleterre. Formé à Kingston University en illustration et beaux-arts, il se consacre depuis la fin de ses études presque exclusivement à la peinture à l’huile. Son univers est nourri autant par Degas que par Norman Rockwell, mais aussi par le cinéma américain et l’âge d’or d’Hollywood – une culture visuelle assumée, populaire, narrative.
Ce qui le distingue, c’est sa manière de travailler : il construit ses tableaux comme des plateaux de cinéma.
Il fabrique des décors, assemble des accessoires, sollicite ses proches comme modèles, dirige la scène comme un metteur en scène avant de passer à la toile.

W.R. - The soda shop
Les images que l’on croit spontanées sont en réalité entièrement mises en place, photographiées, puis recomposées.
Il parle de « snapshots », des instantanés, mais ce sont des instantanés longuement préparés.
Il y a donc dans la démarche de Will Rochfort quelque chose d’artisanal et de cinématographique à la fois : construire, éclairer, cadrer, puis peindre. Comme si la toile était la dernière étape d’un long travail en coulisses.
JT1
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samedi 25 juillet 2026

Anon. - Meeting Mickey Mouse Club (1950s)

Une image et des mots. Une convention du Club Mickey aux États-Unis dans les années 1950, et quelques mots de Hunter Thompson, extraits de Las Vegas Parano (1971).

Le principal problème de toute démocratie, c'est que les bateleurs capables d'enflammer les foules sont généralement des porcs décérébrés. Ils montent sur scène, plongent leurs partisans dans une transe quasi orgiaque, puis retournent dans leur bureau pour vendre chacun de ces pauvres types au rabais, pour une poignée de centimes.

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G. Little - Black necklace (2014) La veillée du dimanche. Deux œuvres postmodernes, traversées d’un romantisme discret, réalisées à la g...